Attijari Global Research analyse la crise sanitaire

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Au 18 avril, le Fonds Covid-19 atteint un montantde 35 milliards de DH. L’élan de solidarité des Marocains est salué par tous. Cette mobilisation permettra d’atténuer le poids de la crise sur les finances publiques. Cependant, le déficit budgétaire devrait quand même nettement se dégrader pour atteindre 6% du PIB selon les estimations d’Attijari Global Research (AGR) dans une note intitulée «Crise sanitaire Covid-19: Des lueurs d’espoir au bout du tunnel». Pour rappel, le déficit budgétaire était prévu à 3,5% dans la loi de finances 2020 après s’être établi à 3,7% du PIB en 2019.
La filiale d’Attijariwafa bank ne se risque pas à un pronostic sur la croissance estimant que «tout scénario de croissance économique pourrait paraître arbitraire actuellement».
«En l’absence d’un vaccin ou d’un traitement efficace contre le Covid-19 sur un horizon court terme, le principal objectif des gouvernements demeure l’aplatissement de leur courbe d’infection. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que nous pourrions entrevoir un éventuel plan de « déconfinement ». Pour le cas du Maroc, il nous semble difficile d’envisager un retour à la normale de l’activité économique sans que l’Europe n’émette des signaux positifs en la matière», relèvent les analystes.
Certains secteurs avantagés, d’autres à la peine
Par contre, l’institution livre sa lecture du comportement de quelques secteurs durant la crise et post-crise. Pour elle, il y aura des gagnants comme les secteurs des télécommunications, les activités agroalimentaires et la distribution moderne. Deux raisons soutiennent leurs projections pour les télécommunications : la forte augmentation de la Data et la digitalisation de l’économie. Pour la distribution moderne, la crise représente une opportunité pour renforcer son taux de pénétration au sein de l’économie. Il se situe autour de 17% actuellement contre 38% en moyenne dans les pays comparables.
Par ailleurs, d’autres secteurs pourraient mettre plus de temps à se relever de la crise notamment ceux orientés sur les biens de consommation durables comme l’automobile. Dans la construction, un début d’amélioration pourrait être observé à partir du quatrième trimestre 2020.
La CDG devient actionnaire majoritaire de Jaïda après le rachat de 600.000 actions. Cette recomposition du capital vise à consolider la gouvernance du fonds.
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