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PLF 2020 : cinq points à retenir de la présentation de Benchaâboun

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la réforme de l’administration Mohamed Benchaâboun s’est présenté mardi après midi devant la presse nationale à Rabat pour parler des grandes lignes du projet de loi de finances 2020. Voici 5 choses à retenir.

Par Mohamed Laabi, Publié le 23/10/2019 à 15:54, mis à jour le 06/01/2021 à 10:42          Temps de lecture 3 min.
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Accompagnement du secteur informel

« Il faut savoir accompagner le secteur informel au Maroc pour qu’il puisse s’insérer progressivement dans le secteur organisé. Cet accompagnent doit se faire et se fera par l’État », déclare Mohamed Benchaâboun dans une vidéo de l’observateur du Maroc et d’Afrique. Le ministre a souligné que des équipes sont en train de travailler sur la manière a adopté pour accompagner le secteur informel. « Si on veut concevoir une croissance inclusive, on ne peut pas ignorer une partie de ce qui constitue le tissu économique de notre pays », ajoute Bechaâboun.

 

Contributions libératoires

« Notre objectif est de passer à une nouvelle ère de conformité avec l’administration. Le projet de loi-cadre qui est toujours en préparation va annoncer des principes et procédures sur une période de cinq ans de la manière avec laquelle nous voulons gérer la fiscalité, élargir l’assiette… etc ».

 

En ce qui concerne les avoirs à l’étranger, Benchaaboun est optimiste pour rétablir la confiance et ramener du liquide. « On va sortir de nouvelles circulaires d’ici la fin de l’année qui va simplifier la relation du Marocain avec la devise. Dans le cadre de ses nouvelles règles. On devrait être plus à l’aise pour disposer de comptes en devises ouverts auprès des banques marocaines ». Le ministre estime qu’il n’y a pas de raison que les comptes des Marocains soient ouverts à l’étranger si les banques marocaines suivent la même procédure.

 

91 milliards de dirhams pour l’éducation et la santé

Les budgets liés à l’éducation et à la santé ont été révisés à la hausse. 91 milliards de dirhams seront consacrés à deux secteurs sociaux prioritaires : l’éducation et la santé. 72,4 milliards de dirhams seront consacrés à l’éducation, pour mettre en œuvre la loi-cadre adoptée en août dernier et 18,6 milliards de dirhams seront injecté au secteur de la santé.

 

Le ministre a rappelé dans des déclarations relayées par nos confrères de leseco que le projet de loi prévoit la création de 20 000 postes budgétaires, répartis entre le secteur de la santé à raison de 4 000 postes et le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avec 16 000 postes, dont 15 000 au profit des académies régionales d’éducation et de formation.

 

La moitié des privatisations ira au fonds Hassan II

Les privatisations rapporteront 6 milliards de dirhams. La moitié de cette somme ira au budget et l’autre moitié au Fonds Hassan II. À la question si l’on connait la liste des prochaines privatisables, le ministre de l’Économie répond : « Nous déterminons un objectif budgétaire et l’entreprise ou les entreprises privatisables sont choisis au cours de l’exercice, en fonction du contexte. Dès lors que ces entreprises sont inscrites sur la liste des privatisables par la loi, cela signifie que le produit de la cession ira pour moitié au budget général de l’État et pour moitié au Fonds Hassan II ».

 

Titrisation du port de Safi

Pour boucler le budget avec 3,5 % de déficit seulement, il y aura au moins une opération de titrisation, celle du port de Safi, croit savoir le site Medias24. Une opération qui devrait rapporter 2 milliards de dirhams à l’État, alors que celui-ci chercher à alléger ses besoins de financement et par conséquent son endettement. Le dossier technique de l’opération est en cours de finalisation, mais il n’a pas encore été déposé au niveau de Maghreb Titrisation, principal établissement spécialisé dans ce mécanisme au Maroc.

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