Le secteur aérien en grande difficulté

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L’apparition du COVID-19 a provoqué une crise économique mondiale. L’impact négatif de cette perturbation de l’activité économique peut déjà être constaté sur les marchés boursiers mondiaux ainsi que sur de nombreux secteurs, notamment le tourisme, l’industrie, la construction, les télécommunications.
Le secteur aérien, l’un des plus touchés, a enregistré d’immenses pertes. Deux millions de vols annulés dans le monde, 25 millions d’emplois liés à l’aviation à risque et 35 milliards de dollars de billets d’avion non utilisés en raison de l’épidémie du coronavirus…
La pandémie a pratiquement paralysé le trafic aérien mondial. Suite aux restrictions mises en place par les gouvernements afin de lutter contre la propagation du virus, les avions sont cloués au sol depuis plusieurs semaines. Selon une nouvelle estimation de l’Association internationale du transport aérien (IATA), les pertes cumulées se chiffrent désormais à 314 milliards de dollars, soit une augmentation de 25% par rapport à la précédente projection de l’IATA, publiée le 24 mars. Cette estimation représente une chute de 55% des revenus tirés du transport de passagers, par rapport à 2019. Au Maroc, le 6e pays le plus impacté de la région, la perte potentielle est estimée à 1,3 milliard de dollars. Toutefois, pour l’instant, aucun chiffre n’a été communiqué en ce mois d’avril sur l’impact de la crise sur l’activité de la compagnie nationale, Royal Air Maroc (RAM).
La crise liée au coronavirus menace l’avenir du secteur. Selon l’Économiste, la moitié des compagnies aériennes pourrait disparaître d’ici juin prochain. En effet, selon les estimations relatives à la saison estivale, «l’activité en juin devrait repartir avec seulement 20% de la capacité globale». Compte tenu du contexte actuel, «il faudra des mois avant que les restrictions mondiales sur les voyages soient complètement levées… Mais il faudra des années avant que la demande mondiale ne revienne aux niveaux d’avant-crise», estiment les experts dans l’aérien. Citant une étude récente du cabinet-conseil Archery, l’Économiste souligne que le trafic aérien nécessitera trois ans pour retrouver le niveau de 2019, et «10 ans pour retrouver la trajectoire d’avant la crise Covid». En conséquence, la demande d’avions pourrait connaitre une baisse allant de 40 à 60% sur les cinq années à venir par rapport à la production réalisée en 2018, soit entre 3000 et 5000 livraisons d’avions contre 8000 en 2018. Le quotidien explique que cette baisse aura de graves conséquences sur les constructeurs, notamment Airbus, Boeing, Bombardier, ainsi que sur la sous-traitance aéronautiquedans des pays comme le Maroc.
Des plans pour redémarrer le secteur
Alors que les prévisions du secteur s’assombrissent de jour en jour, l’ampleur de la crise rend une reprise en forme de V (chute suivie d’un rebond immédiat) peu probable. «Il s’agira plutôt d’une reprise en U (une chute suivie d’une stagnation avant la reprise)», explique Alexandre de Juniac, directeur général de l’IATA. Ainsi, les gouvernements, en coordination avec l’association, comptent mettre au point «un plan de redémarrage du secteur selon une approche par régions». Ce plan prévoit une reprise d’abord des vols «intérieurs, puis régionaux, puis continentaux et enfin intercontinentaux», ajoute-t-il.L’IATA a appelé les pays à mettre en place, à titre individuel et en urgence, des mesures pour l’accompagnement financier direct du secteur, à travers des prêts et des garanties de prêts, un allègement des impôts et une réduction des charges. L’association a également appelé les gouvernements et les Banques centrales à soutenir le marché des obligations des sociétés.
En même temps, aux États-Unis, pays où le secteur emploie directement plus de 750.000 personnes, le Trésor américain et les transporteurs nationaux sont parvenus, ce mardi 14 avril, à un accord de principe sur un plan de sauvetage pour éviter les faillites et les licenciements en cascade. Selon le New York Times, l’État fédéral américain va renflouer les compagnies aériennes nationales à hauteur de 50 milliards de dollars. La moitié de ce montant sera reçue sous forme de subventions destinées à payer les salariés, tandis que la deuxième sera octroyée sous forme de prêts.
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