Benchaâboun bloque trois amendements de la loi de finances

A
A
A
A
Malgré leur adoption par la chambre des conseillers le 6 décembre dernier, trois amendements ont été entérinés mercredi par le gouvernement lors de ladeuxième lecture du projet de loi de finances. En effet, le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, a brandi l’article 77 de la constitution pour bloquer trois amendements. Cet article stipule quele gouvernement peut juger irrecevabletoute proposition ou amendement formulés par les membres du Parlement,quiaurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique, affirme Telquel.
Ainsi, Benchaâboun a déposé son véto contre trois amendements, notammentl’exonération totale de l’impôt sur le revenu des retraites. Pour le ministre des Finances, l’impact financier de cette exonérationest estimé à 1,06 milliard de dirhams. Le second amendement concernele nombre de postes budgétaires créés dans le secteur de la Santé (5000 à la place de 4000 prévus par le gouvernement). Le troisième amendement porte sur l’exonération de l’IR sur l’indemnité de recherche scientifique des enseignants chercheurs, affirment nos confrères de Le Desk.
La commission des finances a, en revanche, maintenu un amendement des conseillers prévoyant un abattement à hauteur de 60 % sur les pensions de retraites ne dépassant pas 168?000 dirhams bruts annuels. « Nous ne pouvons pas accorder en même temps un abattement et une exonération sur ces pensions, sinon nous tomberions dans une contradiction », a déclaré Benchaâboun à Medias24.
Plusieurs amendements acceptés
Le gouvernement a accepté un nombre important d’amendements. L’exécutif a décidé de relever de 120 000 à 240 000 dirhams le plafond des dépenses personnelles annuelles déclenchant un contrôle fiscal automatique. Le taux de 20% de taxes sera applicable de manière permanente aux exploitations agricoles imposables etnon pas seulement surles cinq premiers exercices. D’un autre côté, l’amendement concernant l’abattement fiscal sur le montant des prises de participations des entreprises dans les start-ups de 200 000 à 500 000 dirhams a été validé. Tout comme celui de l’application d’un taux de TVA sur les prestations rendues par les tenanciers de cafés, à l’instar des secteurs de l’hébergement et de la restauration.
Rappelons que pour le projet de loi de finances 2020, le gouvernement mise sur une croissance de 3,7 %, ambitionne de poursuivre la maîtrise de l’inflation à un taux inférieur de 2 % et cherche à limiter le déficit budgétaire à 3,5 %.
Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026La COMADER alerte sur la fragilité des exploitations agricoles et appelle à revoir les politiques de soutien face à la hausse des coûts et au stress hydrique.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026