Entre infrastructures et diplomatie sportive à l’aube de la CDM 2030
La Coupe du monde de football 2030 se déroulera au Maroc, en Espagne et au Portugal © DR
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L’attribution de la Coupe du monde de football 2030 au Maroc, conjointement avec l’Espagne et le Portugal, marque un tournant historique pour le pays. Cet événement constitue une formidable opportunité pour le Royaume de consolider ses infrastructures tout en renforçant son “soft power” à l’échelle internationale. Avec des projets massifs d’infrastructures et une stratégie diplomatique bien rodée, le Maroc se prépare à accueillir cet événement sportif mondial et à en tirer des bénéfices socio-économiques considérables.
Accélération des investissements en infrastructures
À l’approche de la Coupe du monde, le Maroc se lance dans un projet ambitieux d’infrastructures avec un investissement global estimé à 52 milliards de dirhams. Ce plan englobe la construction et la modernisation de stades ainsi que le développement d’un réseau de transports, d’hôtellerie et de communications numériques. Parmi les projets phares, on note la construction d’un nouveau stade à Benslimane, dans la banlieue nord de Casablanca, avec une capacité de 115.000 spectateurs.
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Le Maroc ne compte pas s’arrêter à ces seules infrastructures sportives. D’importants investissements sont également prévus dans d’autres secteurs, comme la santé et la connectivité numérique avec le déploiement de la 5G. Ces efforts visent non seulement à positionner le pays comme un acteur de premier plan en Afrique, mais aussi à renforcer son attractivité auprès des investisseurs étrangers.
Une coopération internationale renforcée
L’organisation de la Coupe du monde de 2030 s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les relations internationales du Maroc, notamment avec ses partenaires européens. La visite d’une délégation britannique composée de 12 entreprises prévue pour octobre 2024 témoigne de l’intérêt grandissant des acteurs étrangers pour le Maroc. Selon John Humphrey, commissaire commercial du roi Charles III pour l’Afrique, cette visite s’inscrit dans le cadre de la coopération entre entreprises britanniques et marocaines pour le développement d’infrastructures durables.
Cette collaboration met également en avant l’importance des échanges économiques autour des grands événements sportifs, en particulier dans les secteurs de la mobilité urbaine, des espaces publics et des services destinés aux fans de football. De fait, le Maroc espère tirer profit de cette visibilité pour attirer davantage de capitaux privés et ainsi alléger le poids de l’investissement public qui soutient actuellement deux tiers des projets.
La Coupe du monde : un levier pour le développement socio-économique
Pour le Maroc, la Coupe du monde ne se limite pas à un événement sportif, mais représente un véritable levier de développement économique et social. Moncef El Yazghi, spécialiste des politiques sportives, souligne que l’organisation de grands événements sportifs est un levier de croissance. L’accélération des projets infrastructurels est cruciale pour atteindre les objectifs de développement du Royaume, notamment en matière de réduction des inégalités sociales et territoriales.
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L’organisation de cet événement planétaire devrait générer des recettes touristiques considérables. Selon Sogécapital Gestion, ces dernières pourraient atteindre 120 milliards de dirhams en 2030, stimulant ainsi les secteurs de la construction, du tourisme et des services bancaires. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, a déclaré que cet événement permettrait d’accélérer le rythme de développement du pays tout en contribuant à renforcer la cohésion sociale.
Le soft power sportif marocain à l’honneur
La Coupe du monde 2030 s’inscrit également dans une stratégie de “soft power” menée par le Maroc depuis plusieurs années. En utilisant le sport comme levier diplomatique, le Royaume cherche à renforcer sa position sur la scène internationale. Ce travail, déjà entrepris par Rabat à travers ses partenariats avec 44 pays africains, vise à consolider la présence marocaine sur le continent et à obtenir de nouveaux soutiens, surtout dans le cadre du conflit du Sahara.
Selon Imad Khater, professeur à l’Université Ibn Tofail, la Coupe du monde permettra au Maroc de fortifier son soft power et sa capacité à attirer les investisseurs et les touristes. Ce projet sportif est également une opportunité pour renforcer les relations avec ses voisins européens, notamment l’Espagne après que Madrid a soutenu la position du Maroc sur la question du Sahara.
L’organisation de la Coupe du monde 2030 représente pour le Maroc un formidable tremplin tant sur le plan infrastructurel que diplomatique. En misant sur cet événement, le Royaume espère non seulement moderniser ses équipements, mais aussi consolider son statut d’acteur majeur en Afrique et sur la scène internationale.
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