Traite d’êtres humains : un septième marocain libéré en Birmanie
Les familles des victimes. © DR
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Un septième citoyen marocain, victime de réseaux de traite des êtres humains et de cybercriminalité en Birmanie, a été libéré après le paiement d’une rançon de 8.000 dollars, réduite de 10.000 dollars initialement exigés par ses ravisseurs. L’intervention d’une ONG thaïlandaise a été importante dans ce processus de libération. Le rapatriement de l’individu est prévu après finalisation des procédures administratives nécessaires.
Toutefois, la situation reste critique pour de nombreux marocains toujours détenus en Birmanie, estimés entre 150 et 200. Ces derniers endurent des conditions éprouvantes, incluant diverses formes de torture. Un collectif de familles des victimes s’est formé pour coordonner les efforts de libération, en collaboration avec des organisations humanitaires internationales en Thaïlande et en Birmanie.
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Familles de victimes en Birmanie dénoncent le manque de soutien consulaire
Dans une lettre ouverte adressée le 29 mai au ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, ce collectif exprime une frustration palpable face à l’absence de soutien de l’ambassade du Maroc en Thaïlande et des services consulaires. Ils dénoncent un manque d’assistance, tant pour la libération des otages que pour leur soutien post-libération.
Cependant, les familles ont également manifesté à deux reprises, une fois devant le ministère des Affaires étrangères à Rabat, et une autre devant l’ambassade de Chine, pour attirer l’attention sur leur cause. Une conférence de presse a été organisée à Rabat avec le soutien de la Coalition marocaine des organisations de droits de l’homme, qui comprend 20 associations.
Par ailleurs, l’ambassadeur du Maroc en Thaïlande, Abderrahim Rahhaly, a assuré que les efforts diplomatiques étaient en cours pour assurer la sécurité et la libération des citoyens marocains, en collaboration étroite avec les autorités thaïlandaises. Il a souligné l’importance de la prudence dans ces démarches pour ne pas aggraver la situation des otages.
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