Livres : la langue amazighe toujours à la traîne (rapport)
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Dans le monde passionnant des livres, les publications imprimées dominent largement le paysage éditorial marocain, représentant 92% de la production totale dans les domaines des sciences humaines, sociales et de la création littéraire. En revanche, l’édition numérique, principalement en langue française (67,02%) et en anglais (2,58%), ne représente que 8% du total et se limite principalement aux publications des institutions publiques et des organismes officiels.
Concernant les langues de publication, l’arabe reste prédominant au Maroc, représentant 78,29% de la production totale dans les domaines des sciences humaines, sociales et de la création littéraire du pays. Les publications en français représentent 17,72%, suivies par l’anglais à 2,58%, tandis que le tamazight se trouve en quatrième place avec un tout petit pourcentage, à hauteur de 1,51%.
La langue française en déclin ?
La production littéraire marocaine occupe une place centrale dans le secteur de l’édition, représentant 22,03% du total des livres publiés en 2022 et 2023, soit l’équivalent de 658 titres sur deux ans. Cette production littéraire est principalement rédigée en arabe (74,77%), tandis que la production littéraire en français connaît un déclin continu, ne représentant que 16,72% du total des œuvres littéraires publiées. Le tamazight peine à trouver une place même modeste dans la production littéraire marocaine, ne représentant que 6,53%.
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Les recueils de poésie représentent près d’un tiers des textes littéraires publiés pendant la période couverte par le rapport, avec 202 recueils (30,7%). Les œuvres narratives, y compris romans et nouvelles, maintiennent une présence significative dans le paysage créatif marocain, avec 345 titres (52,43%) des publications dans le domaine de la littérature.
En ce qui concerne les traductions, le rapport examine l’état des traductions au Maroc, qui se sont élevées à 193 titres, représentant 6,46% de la production éditoriale totale du pays. L’arabe, en tant que langue cible, domine avec 150 titres, les traductions provenant principalement du français (58%), de l’anglais (20%) et de l’espagnol (13%).
Seulement huit livres ont été traduits en tamazight
Le rapport souligne également la persistance des défis auxquels sont confrontés les éditeurs professionnels privés pour progresser significativement dans l’édition numérique. Cela est attribué à la fragilité du modèle économique du pays et aux pratiques et habitudes prédominantes des lecteurs marocains, qui considèrent souvent le contenu numérique comme gratuit et manquent de sensibilisation aux droits de propriété intellectuelle et aux questions de droits d’auteur.
En ce qui concerne la littérature numérique, le rapport met en évidence que cette dernière est souvent publiée en français, notamment dans les domaines de recherche qui se réfèrent majoritairement à cette langue, tels que l’économie, la gestion et les études politiques. Sur cette période, la littérature numérique marocaine a atteint un total de 191 titres couvrant les domaines des sciences humaines et sociales.
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La littérature marocaine, englobant romans, nouvelles, poésie et littérature dramatique, continue d’occuper une place prépondérante dans le domaine de l’édition au Maroc, couvrant 22,03% du total des livres publiés au cours de l’année 2022 et 2023, dont 25,84% sont à charge d’auteur. Par ailleurs, les publications à compte d’auteur se sont élevées à quelque 628 ouvrages produits par un total de 617 auteurs.
Le rapport rappelle, par ailleurs, que le prix moyen des livres marocains publiés pendant les années 2022/2023 était d’environ 83,70 dirhams, une diminution de 12,95 dirhams par rapport aux résultats du rapport précédent. Ce prix est également inférieur à celui des livres en Tunisie, qui s’élève à 121,21 dirhams, mettant en lumière les différences significatives dans le coût des livres entre les pays.
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