CGEM : Mehdi Tazi engage une refonte de la gouvernance du patronat marocain
Hicham Tazi, président de la CGEM © DR
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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a engagé une importante réorganisation de sa gouvernance sous l’impulsion de son président, Mehdi Tazi. Cette recomposition des instances dirigeantes vise à adapter la représentation du patronat marocain aux nouvelles réalités économiques du Royaume, en donnant davantage de place à une nouvelle génération de dirigeants, à une plus grande diversité territoriale et à des secteurs en pleine expansion.
Depuis son arrivée à la présidence de la CGEM, Mehdi Tazi avait annoncé sa volonté de moderniser le fonctionnement de l’organisation. Cette orientation se concrétise aujourd’hui par un renouvellement des responsables de commissions et de fédérations professionnelles.
Cette évolution marque un rééquilibrage entre les grandes entreprises historiques, les petites et moyennes entreprises exportatrices ainsi que les acteurs de l’économie numérique. Elle traduit également une volonté d’élargir la représentation du patronat afin de mieux refléter l’évolution du tissu économique marocain, qui s’est fortement diversifié ces dernières années.
Des priorités alignées sur les grands chantiers du Royaume
Cette restructuration intervient alors que le Maroc poursuit le développement de secteurs stratégiques comme l’automobile, l’aéronautique et les énergies renouvelables. Elle coïncide également avec la préparation de grands rendez-vous internationaux, notamment la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.
Dans ce contexte, la CGEM souhaite renforcer sa capacité de dialogue avec les pouvoirs publics afin d’accompagner les grands projets économiques. Les principaux dossiers concernent notamment le financement de l’investissement privé, la mise en œuvre de la Charte de l’investissement, le soutien aux exportations et le développement des chaînes de valeur locales.
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La réforme répond également aux attentes de nombreux observateurs qui appelaient à une gouvernance plus représentative de l’ensemble du secteur privé. En intégrant de nouveaux profils issus de différents secteurs et régions, la CGEM cherche à renforcer sa légitimité auprès des entreprises qu’elle représente.
La place accordée aux femmes entrepreneures ainsi qu’aux dirigeants provenant de régions situées en dehors de l’axe Casablanca-Rabat constitue l’un des principaux enjeux de cette nouvelle gouvernance.
Renforcer la présence économique du Maroc en Afrique
Au-delà des enjeux nationaux, la CGEM entend poursuivre le développement de son action à l’échelle africaine. L’organisation accompagne la stratégie de diplomatie économique du Maroc en Afrique subsaharienne en multipliant les partenariats avec les organisations patronales du continent et en participant aux principaux forums économiques régionaux.
La future équipe dirigeante devrait s’appuyer sur des responsables disposant d’une solide expérience des marchés ouest-africains et du Golfe afin de renforcer la présence des entreprises marocaines à l’international. Le développement de Tanger Med et des zones industrielles intégrées constitue également un levier important pour soutenir cette stratégie.
Les prochains mois permettront d’évaluer la portée de cette réorganisation, notamment lors des prochaines négociations du dialogue social et de la préparation de la loi de finances. L’objectif affiché par Mehdi Tazi est de moderniser la CGEM tout en préservant son rôle d’interlocuteur privilégié de l’État sur les grandes questions économiques.
Cette recomposition de la gouvernance marque ainsi une nouvelle étape dans l’évolution du patronat marocain, avec l’ambition d’adapter son organisation aux transformations économiques du Royaume et aux nouveaux défis de compétitivité, d’investissement et d’ouverture sur le continent africain.
Le Maroc peut créer plus d’emplois en développant la transformation agroalimentaire, la logistique et la chaîne du froid, plutôt que les exportations de produits frais.
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