Espagne : les Marocains représentent 13,3% des demandes de régularisation
Drapeau de l'Espagne, image d'illustration © Depositphotos
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Près de 1,2 million d’étrangers en situation irrégulière ont sollicité une régularisation en Espagne dans le cadre de la procédure exceptionnelle lancée par les autorités. Parmi eux, les ressortissants marocains constituent la deuxième nationalité la plus représentée, avec 13,3% des demandes enregistrées.
Selon les chiffres dévoilés jeudi par le gouvernement espagnol, 1.174.978 dossiers ont été déposés entre la mi-avril et le 30 juin. Plus de 600.000 demandes ont déjà franchi la première étape administrative et ont été jugées recevables, a indiqué la secrétaire d’État aux Migrations, Pilar Cancela.
Lire aussi : Régularisation exceptionnelle en Espagne : les Marocains parmi les premiers demandeurs
Une majorité de demandeurs originaires d’Amérique latine
Les candidats à la régularisation proviennent principalement d’Amérique latine, qui représente 67% des dossiers. Les ressortissants africains arrivent ensuite avec 22,9% des demandes. Le profil des bénéficiaires est relativement jeune, puisque huit demandeurs sur dix ont moins de 45 ans, tandis que les hommes représentent 57% de l’ensemble.
Par nationalité, les Colombiens occupent la première place avec 25,9% des dossiers, devant les Marocains (13,3%), les Vénézuéliens (11,8%) et les Péruviens (8,8%).
Les autorités espagnoles disposent désormais d’un délai de trois mois pour examiner les dossiers et décider de l’attribution d’un permis de séjour et de travail, valable uniquement sur le territoire espagnol.
Pour être éligibles, les candidats devaient démontrer une présence d’au moins cinq mois en Espagne au 1er janvier, tout en présentant un casier judiciaire vierge.
Le gouvernement de Pedro Sánchez, qui défend une politique migratoire fondée sur une immigration « légale, sûre et ordonnée », se distingue au sein de l’Union européenne. Cette stratégie a également reçu le soutien de la principale organisation patronale espagnole, qui souligne les besoins persistants de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs économiques.
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