La presse arabophone (hebdos) du samedi 20 juin 2026

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Les cafés au rythme des supporters marocains | Enfance exploitée : une réalité encore alarmante | Inflation des tarifs touristiques : un défi pour l’été | Concurrence et prix : des dérives qui fragilisent le marché | Scolarisation élevée, mais acquis scolaires insuffisants | Écart entre chiffres et réalité : le gouvernement questionné

AL OUSBOUE : Enfance exploitée : une réalité encore alarmante. Le travail des enfants demeure le symptôme d’une fragilité sociale persistante. Malgré les alertes des organisations de défense des droits, de nombreux mineurs continuent d’être exploités dans des ateliers, des garages ou des foyers, souvent en dehors de tout cadre légal et sans contrôle effectif. Confrontés à la précarité économique, certains sont contraints de contribuer aux revenus familiaux, notamment pour soutenir des mères veuves ou divorcées. Cette réalité les enferme dans des conditions de travail difficiles, les exposant à des risques physiques et psychologiques importants, tout en compromettant durablement leur scolarité et leurs perspectives d’avenir.

AL WATAN : Inflation des tarifs touristiques : un défi pour l’été. La saison estivale s’accompagne d’une hausse marquée des prix dans les services touristiques, souvent imputée à un contrôle insuffisant des établissements concernés. Ce déficit de régulation ouvre la voie à des pratiques tarifaires excessives, qui touchent aussi bien les visiteurs locaux qu’étrangers. Au-delà de l’impact sur le pouvoir d’achat des vacanciers, cette situation fragilise l’image du secteur et en limite l’accessibilité pour de nombreuses familles. Elle souligne ainsi la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle afin de garantir des tarifs plus équitables et de préserver l’attractivité du tourisme national.

AL MICHAAL : Les cafés au rythme des supporters marocains. Lors des grandes compétitions, l’engouement des supporters marocains dépasse largement les stades pour investir les cafés, devenus de véritables espaces de rassemblement festif. À l’occasion de la Coupe du monde, les autorités autorisent d’ailleurs ces établissements à prolonger leur activité jusqu’à 4 heures du matin afin de permettre le suivi des rencontres programmées tard dans la nuit. Cette effervescence génère une dynamique économique notable, tout en suscitant des critiques liées à la hausse des prix des consommations. Entre passion collective et opportunités commerciales, ces soirées illustrent l’impact social et économique du football sur la vie quotidienne.

AL OUSBOUE : Concurrence et prix : des dérives qui fragilisent le marché. Le débat autour de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence met en lumière un déséquilibre économique préoccupant. Plusieurs segments du marché, notamment ceux des viandes, volailles, poissons et produits alimentaires, seraient fortement influencés par des réseaux d’intérêts et des lobbies. Ces pratiques peuvent favoriser des ententes et des comportements anticoncurrentiels, avec pour conséquence une pression à la hausse sur les prix au détriment des consommateurs. Face à cette dérive, le renforcement de l’application du cadre légal, en particulier de la loi 104.12, apparaît essentiel afin de garantir une concurrence plus équitable et de préserver l’intérêt général.

AL AYYAM : Scolarisation élevée, mais acquis scolaires insuffisants. Un rapport de l’UNESCO souligne que la performance du système éducatif marocain ne peut être évaluée uniquement à travers le taux élevé de scolarisation, mais doit surtout prendre en compte les acquis réels des élèves. Si l’accès à l’école primaire est quasi généralisé, avoisinant 99%, la qualité des apprentissages demeure préoccupante. Selon le rapport, seuls 41% des élèves atteignent les compétences minimales en lecture, et 22% en mathématiques. Ces résultats mettent en évidence la nécessité urgente de renforcer la qualité de l’enseignement, notamment à travers l’amélioration des pratiques pédagogiques et de la formation des enseignants.

AL ANBAE : Écart entre chiffres et réalité : le gouvernement questionné. Lors d’une séance de questions au Parlement, plusieurs députés ont interpellé le chef du gouvernement sur la gestion des tensions observées sur les marchés lors de Aïd Al Adha, marquée par la hausse des prix et l’écart relevé entre les données officielles et le vécu des citoyens. Bien que la session soit consacrée à l’éducation et à la formation, les échanges ont rapidement débordé sur la situation économique, donnant lieu à des critiques de la politique gouvernementale et à des rappels sur les engagements en matière de réformes structurelles. Les intervenants ont également pointé l’absence de mesures concrètes pour stabiliser durablement le marché national.

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