La presse arabophone (hebdos) du samedi 12 septembre 2026

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Salaire minimum : la surenchère électorale | Mémoire du séisme et calcul électoral | Défi défensif sur la route du CAN 2027 | Crise des créances bancaires | Retraite et privilèges ministériels

AL MICHAAL : Salaire minimum : la surenchère électorale. Le débat sur l’augmentation du salaire minimum à 5.000 dirhams oppose partis et syndicats, mais apparaît surtout comme une surenchère électorale. Les revendications sociales, initialement portées par les syndicats, sont reprises dans les programmes politiques sans garantie d’application réelle. Cette instrumentalisation des attentes populaires nourrit la méfiance envers les promesses électorales. L’enjeu dépasse la question salariale : il révèle l’utilisation des réformes sociales comme outil de séduction électorale, plutôt qu’un engagement concret envers les travailleurs.

AL AYYAM : Mémoire du séisme et calcul électoral. À l’occasion du troisième anniversaire du séisme d’Al Haouz, les partis politiques multiplient les initiatives pour séduire les victimes, perçues comme un bloc électoral décisif. Rencontres, promesses et médiatisation visent à capter leur sympathie. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a mis en avant des engagements envers les familles exclues des aides, avec promesse de logements, financés par l’État ou même par des fonds personnels. Cette stratégie illustre l’usage des drames sociaux comme levier électoral dans un contexte de campagne législative.

AL OUSBOUE : Défi défensif sur la route de la CAN 2027. Le parcours du Maroc vers la Coupe d’Afrique des Nations 2027 débute sous le signe d’un défi majeur : renforcer la solidité défensive. Malgré la présence de nombreux joueurs évoluant dans les grands clubs européens, l’équipe doit consolider son arrière-garde pour affronter des adversaires exigeants. La préparation met l’accent sur la discipline et la rigueur tactique, afin de transformer le potentiel offensif en succès durable. Ce chantier défensif conditionne les ambitions marocaines pour briller sur la scène continentale.

AL WATAN : Crise des créances bancaires. Les créances bancaires en souffrance dépassent 102 milliards de dirhams, poussant le ministère de l’Économie et des Finances à préparer le projet de loi 02.26. Ce texte prévoit la cession des dettes impayées à des investisseurs spécialisés, ouvrant la voie à un marché secondaire des créances. L’objectif est de renforcer l’efficacité du recouvrement et d’alléger la pression sur les banques. Cette réforme marquera une étape clé dans la gestion des risques financiers et la stabilité économique.

AL MICHAAL : Retraite et privilèges ministériels. Environ 90% des ministres du gouvernement Akhannouch n’ont pas besoin de régime de retraite, disposant déjà de garanties sociales et financières solides. À cela s’ajoutent des indemnités de fin de service pouvant atteindre des montants considérables, allant de dizaines de millions de centimes à plusieurs centaines de milliers de dirhams, ainsi que des salaires élevés et diverses primes. Ces avantages alimentent le débat sur la pertinence d’un véritable régime de pension pour des responsables bénéficiant déjà d’une situation financière et sociale particulièrement favorable.

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