Les cosmétiques de luxe surveillés par le Conseil de la concurrence

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parfum luxe femme 1Image d'illustration parfums de luxe © DR

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Le Conseil de la concurrence a ouvert une procédure d’engagements dans le marché des cosmétiques de luxe, après avoir été saisi par une entreprise du secteur au sujet de pratiques présumées anticoncurrentielles. L’autorité a annoncé, le 5 mai 2026, avoir identifié plusieurs risques affectant la distribution sélective des parfums et produits haut de gamme, puis soumis les propositions des opérateurs concernés à consultation publique jusqu’au 8 juin 2026.

L’examen porte sur un marché national organisé autour de réseaux de distribution sélective, où l’accès à la vente dépend de critères qualitatifs imposés par les fournisseurs de marques. Selon les investigations menées, les préoccupations relevées dépassent le cadre de la plainte initiale et concernent le fonctionnement global du secteur, notamment les conditions d’accès des détaillants, la disponibilité de certains produits et la liberté de fixation des prix.

Ce que révèle l’enquête sur les cosmétiques de luxe

Le marché étudié repose sur des relations commerciales souvent encadrées par des exclusivités territoriales. Dans ce modèle, certains fournisseurs s’appuient sur des détaillants agréés sans vendre directement au consommateur final, tandis que d’autres cumulent importation, distribution et vente au détail. Cette forte intégration permet un meilleur contrôle de la chaîne d’approvisionnement, mais elle peut aussi renforcer la dépendance des détaillants vis-à-vis des fournisseurs et compliquer l’entrée de nouveaux acteurs.

Shrinkflation, paniers vides et prix records

Les services d’instruction du Conseil ont relevé plusieurs pratiques susceptibles d’altérer la concurrence. Parmi elles figurent des risques de discrimination entre détaillants, des ventes liées imposant l’achat de certains produits pour accéder à d’autres références, ainsi que des restrictions sur l’accès à des articles jugés stratégiques.

La procédure engagée ne constitue pas, à ce stade, une décision de sanction. Elle vise à évaluer les engagements proposés par les entreprises concernées afin de répondre aux préoccupations identifiées et de rétablir des conditions de concurrence plus équilibrées. L’enjeu est de préserver la qualité et l’image propres à la distribution sélective, sans fermer l’accès au marché ni limiter la liberté commerciale des opérateurs.

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