Entre Tanger et Assilah, le pillage de sable inquiète le littoral
Plage marocaine © DR
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Le pillage de sable entre Tanger et Assilah remet sous les projecteurs un phénomène récurrent sur le littoral nord du Royaume. Dans cette zone côtière très fréquentée, des prélèvements illégaux sont signalés sur plusieurs plages et secteurs dunaires, avec des effets directs sur l’érosion, l’équilibre des écosystèmes et la protection naturelle du rivage.
Ce tronçon concentre à la fois des pressions urbaines, touristiques et foncières. Les extractions clandestines de sable y alimentent depuis des années des circuits informels liés notamment au bâtiment, malgré l’existence d’un cadre de contrôle et de sanctions destiné à protéger le domaine maritime et les ressources naturelles.
Pourquoi le pillage de sable menace durablement la côte
Le sable n’est pas une ressource inépuisable à l’échelle locale. Sur les plages et dans les dunes, il joue un rôle essentiel d’amortisseur naturel face aux houles, aux vents et aux fortes marées. Lorsqu’il est retiré de manière anarchique, le trait de côte recule plus vite, les dunes s’affaiblissent et certaines zones deviennent plus vulnérables aux submersions et à la dégradation paysagère.
Dans la région de Tanger-Assilah, ces atteintes s’inscrivent dans un contexte de forte valeur économique du littoral. Les plages attirent les estivants, soutiennent l’activité touristique et participent à l’attractivité résidentielle. La disparition progressive du sable peut donc produire des effets en chaîne : recul de la plage utile, dégradation de la biodiversité, perturbation des habitats naturels et pression accrue sur les infrastructures voisines. A cela s’ajoute une concurrence entre exploitation réglementée des matériaux et filières clandestines, plus difficiles à tracer.
Les pouvoirs publics mènent régulièrement des opérations de surveillance, mais le phénomène reste complexe à endiguer. Il suppose des contrôles sur le terrain, un suivi des transports, ainsi qu’une coordination entre autorités locales, services de l’environnement et acteurs territoriaux.
Le ministère du Transport lance une nouvelle tranche de soutien exceptionnel pour les professionnels du transport routier, avec inscriptions ouvertes dès jeudi.
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