La CDT réclame l’abandon de la libéralisation des carburants
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Le secrétaire général du syndicat national du pétrole et du gaz, Houssine El Yamani, a appelé à l’abrogation de la libéralisation des prix des carburants au Maroc, dans un contexte régional et international marqué, selon lui, par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Dans une déclaration à la presse, ce cadre de la CDT a mis en cause le Conseil de la concurrence, qu’il tient pour responsable de « l’échec » dans la régulation du marché. Il exige par ailleurs du Conseil d’apporter une réponse claire sur la persistance, ou non, de « ententes » entre les opérateurs, estimant qu’elles auraient contribué à accroître les marges bénéficiaires au détriment des consommateurs.
Lire aussi : Le Conseil de la concurrence renforce sa surveillance des prix des carburants
Des dysfonctionnements profonds
El Yamani a réagi à la décision du Conseil de la concurrence de passer d’un suivi trimestriel à un suivi mensuel du marché des carburants. Il y voit le signe de dysfonctionnements profonds, aggravés, selon lui, par des choix politiques tels que la privatisation des actifs énergétiques, la libéralisation des prix et l’ouverture du marché sans garanties suffisantes de concurrence. Il a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « mise à mort » de l’industrie de raffinage, en référence à l’arrêt de la raffinerie nationale.
Le responsable syndical a estimé que le rôle constitutionnel du Conseil de la concurrence exigeait une intervention ferme contre les pratiques anticoncurrentielles, plutôt qu’un simple travail de sensibilisation. Il a aussi demandé si les ententes présumées sur les prix persistent après l’amende transactionnelle infligée fin 2023 et après la plainte déposée en 2016 par la CDT.
Selon lui, la proximité des prix à la pompe, malgré des calendriers d’achat différents, ainsi que certaines pratiques commerciales, confirme la nécessité de revoir en profondeur la politique de libéralisation du secteur.
Le Maroc réactive jusqu’à fin décembre le soutien aux importations de blé tendre, avec une aide calculée selon les cours internationaux et un prix de référence.
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