Je ne sais même plus quoi dire. A force, on pourrait croire que je dramatise, mais non, ça ne vient pas de moi, ce sont les immeubles qui tombent. Un ici, un autre là, parfois sous les yeux des habitants qui n’ont même plus la force de s’indigner ! On est en 2026 bon sang et pourtant on vit encore dans un pays où l’effondrement d’un bâtiment est devenu une sorte de météo nationale. « Aujourd’hui, risque d’effondrement dans le nord, éclaircies ailleurs ». Voilà où on en est.
Regardez Marrakech, Hivernage, svp ! Un quartier où tout respire le luxe, les palmiers bien alignés, les hôtels cinq étoiles… Eh bien même là, un immeuble de cinq étages en construction s’est écroulé. On parle d’un bâtiment qui présentait des fissures la veille. On évacue en urgence, on ferme le périmètre, et pouf, il tombe. Heureusement sans victimes. On dit « heureusement », mais ça ne devrait même pas exister. Un immeuble neuf qui s’effondre… antithèse… Error 404.
Casablanca, Derb Sultan. Une façade entière qui disparaît pendant que la ville dort encore. Là aussi, pas de victimes, mais uniquement parce que le bâtiment était vide, par miracle. Trois commerces détruits, un véhicule écrabouillé, des gravats partout. On connaît ce scénario par cœur, effondrement, poussière, sirènes, panique, vidéos sur WhatsApp, merci au revoir. On passe à autre chose en attendant le prochain épisode. C’est devenu banal, parce que nous, Marocains, avons normalisé l’anormal.
Et puis il y a Rabat, Akkari. Deux morts, quatre blessés. Un immeuble modeste, une seule famille, un rez-de-chaussée commercial, deux étages au-dessus. Là, on ne peut plus se cacher derrière le « heureusement ». C’est arrivé, encore. Et on ne sait même pas pourquoi. Les autorités enquêtent et comme à chaque fois, on nous dira qu’il faut attendre les conclusions.
Vous voulez que je vous dise ce qui me met vraiment en colère ? Ce n’est pas l’effondrement en lui-même, c’est le fait que personne n’ait l’air surpris.
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