Les signaux économiques du Maroc au deuxième trimestre 2025
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Au cours du deuxième trimestre 2025, l’économie marocaine a poursuivi son évolution dans un contexte marqué par des contrastes entre croissance sectorielle, ralentissement de l’inflation et dynamique modérée du crédit bancaire. Selon les données publiées par Bank Al-Maghrib, plusieurs indicateurs traduisent à la fois une consolidation de la reprise et la persistance de fragilités structurelles.
Sur le plan macroéconomique, la demande intérieure a soutenu l’activité, particulièrement grâce à la consommation des ménages qui bénéficie d’une amélioration progressive du pouvoir d’achat, portée par le reflux de l’inflation. En parallèle, le marché de l’emploi reste sous tension, avec un taux de chômage qui demeure élevé malgré une légère amélioration des créations de postes dans les services.
Crédit bancaire et inflation : des évolutions contrastées
Le crédit au secteur non financier a progressé de 3,7% en rythme annuel à fin juin 2025. Cette évolution traduit la hausse des concours accordés aux entreprises privées, notamment industrielles et commerciales. Les crédits immobiliers continuent, quant à eux, d’afficher une progression modeste, pénalisée par un ralentissement de la demande sur le marché du logement. Du côté des ménages, l’encours des prêts à la consommation reste en hausse, confirmant une résilience de cette composante.
Concernant l’inflation, le bulletin fait état d’une décélération notable : l’indice des prix à la consommation n’a augmenté que de 1,8% sur un an, contre 3,5% un an auparavant. Cette tendance s’explique principalement par la baisse des prix alimentaires, en particulier des produits frais, ainsi que par la stabilisation des prix de l’énergie. Toutefois, l’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils, reste légèrement plus élevée, traduisant une persistance des pressions sur certains services.
Lire aussi : PLF 2026 : le Maroc trace sa voie vers l’émergence
À l’échelle monétaire, les agrégats poursuivent leur progression. La masse monétaire (M3) a enregistré une hausse de 5,6% en glissement annuel, soutenue par l’augmentation des dépôts à vue et des dépôts à terme. Les réserves internationales nettes du Maroc atteignent 366,7 milliards de dirhams, couvrant près de six mois d’importations de biens et services.
Sur le plan extérieur, les exportations de biens se sont maintenues à un niveau relativement stable, portées par les ventes de phosphates et dérivés, mais aussi par la bonne performance de l’automobile. Les importations, elles, ont légèrement reculé grâce à la baisse des cours internationaux de l’énergie, ce qui a permis une amélioration du solde commercial.
Des perspectives prudentes mais positives
Ces évolutions traduisent une situation où l’économie marocaine progresse, mais à un rythme mesuré. Le recul de l’inflation constitue un point positif pour le pouvoir d’achat et la consommation, tandis que la progression du crédit bancaire reflète un regain d’activité des entreprises. Toutefois, le chômage et certaines fragilités sectorielles rappellent que la dynamique reste encore fragile.
Les prochains mois seront déterminants, notamment en fonction de l’évolution des cours des matières premières et de la demande européenne, principal partenaire commercial du Royaume. Bank Al-Maghrib souligne ainsi la nécessité de rester vigilants, tout en poursuivant les réformes structurelles pour renforcer la résilience économique.
Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026La COMADER alerte sur la fragilité des exploitations agricoles et appelle à revoir les politiques de soutien face à la hausse des coûts et au stress hydrique.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026L'écosystème startup marocain progresse fortement, mais recule au classement mondial 2026 de StartupBlink, peinant encore à franchir le cap du passage à l’échelle.
El Mehdi El Azhary - 30 juin 2026Le HCP annonce une baisse de 0,3 % des prix à la production manufacturière en mai 2026, principalement due au recul de 1,1 % des industries alimentaires.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026