Le Maroc face à la menace des criquets pèlerins
Les criquets pèlerins © DR
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Le criquet pèlerin est l’un des ravageurs les plus redoutés au monde. Capable de parcourir des centaines de kilomètres en une journée, il forme d’immenses essaims qui peuvent dévaster des milliers d’hectares de cultures en quelques heures. Ce phénomène, récurrent dans plusieurs régions d’Afrique et du Moyen-Orient, est étroitement lié aux conditions climatiques : des périodes de fortes pluies suivies de sécheresses favorisent leur reproduction et leur dispersion.
Les pays d’Afrique du Nord, dont le Maroc, sont particulièrement exposés à ce fléau. Les criquets pèlerins migrent généralement depuis la corne de l’Afrique et les zones sahéliennes vers le Maghreb, cherchant de nouveaux espaces pour se nourrir et pondre leurs œufs. Une invasion incontrôlée peut avoir des conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire, affectant directement les agriculteurs et l’économie locale.
Changement climatique : les criquets pèlerins, une menace pour le Maroc
Alerte dans le sud du Royaume
Actuellement, plusieurs provinces du sud sont en état d’alerte. Des essaims de criquets en phase de reproduction ont été observés aux abords de M’Hamid El Ghizlane, dans la province de Zagora, et pourraient bientôt menacer la province de Tata. Les autorités locales ont immédiatement réagi, mobilisant leurs services administratifs et techniques pour surveiller l’évolution de la situation, surtout dans les zones frontalières avec l’Algérie.
Une équipe spécialisée du Centre national de lutte antiacridienne (CNLA) a été dépêchée dans les secteurs de Oued Draa afin d’évaluer l’ampleur de la menace et prévenir une prolifération incontrôlée. Cette vigilance est justifiée par les précédents épisodes d’invasion, notamment en mai 2023, lorsque des essaims en provenance des pays voisins avaient envahi la région, ravageant des cultures et mettant en péril les moyens de subsistance de nombreux agriculteurs. À l’époque, plus de 27.000 hectares avaient dû être traités en urgence à Tata, Aka et Foum Lahcen.
Changement climatique : l’Afrique de l’Est fortement menacée
Une mobilisation pour limiter l’impact de l’invasion
Face à cette menace, les autorités ont déployé un plan de lutte préventif. Des pulvérisations aériennes de pesticides sont prévues dans plusieurs provinces du Sud-Est, notamment à Figuig, Bouarfa, Boudnib, Errachidia, Ouarzazate, Zagora, Tata, Fam El Hisn et Smara. L’objectif est d’endiguer la prolifération avant que les criquets n’atteignent les terres agricoles et les zones habitées.
Cependant, ces opérations suscitent certaines inquiétudes, surtout de la part des coopératives agricoles. Elles demandent des précautions spécifiques afin de préserver les ruches et le bétail, particulièrement vulnérables aux traitements chimiques. Une coordination entre les différents acteurs est donc essentielle pour assurer une lutte efficace contre les criquets tout en limitant les effets secondaires sur l’écosystème local.
Au-delà des frontières marocaines, ce fléau touche également l’Algérie et la Libye, où des alertes similaires ont été déclenchées. Dans certaines régions, particulièrement à Ouargla en Algérie, les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme face aux dégâts déjà causés par les essaims. En Libye, les autorités ont décrété l’état d’urgence, conscientes des risques majeurs pour la production agricole.
Les experts rappellent que chaque kilomètre carré d’essaim peut contenir jusqu’à 80 millions de criquets, consommant en une journée l’équivalent de la nourriture destinée à 35.000 personnes. Une telle invasion pourrait donc avoir un impact considérable sur l’approvisionnement alimentaire si elle n’est pas rapidement maîtrisée.
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