Éducation : le ministère accélère la régularisation des fonctionnaires
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La régularisation des situations administratives et financières des fonctionnaires de l’Éducation nationale est un sujet récurrent dans le secteur. Entre titularisations en attente, avancements de grade retardés et versements d’arriérés, de nombreux enseignants et cadres administratifs attendaient des clarifications sur leur situation.
Dans un communiqué publié le 29 janvier 2025, le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a annoncé de nouvelles mesures visant à solder ces dossiers. Il s’agit notamment du versement des rémunérations liées à l’embauche, à la titularisation, à l’avancement de grade et à la promotion par l’examen de compétence professionnelle. Un processus qui s’inscrit dans le cadre du nouveau statut particulier des fonctionnaires de l’Éducation, en vigueur depuis février 2024.
Des paiements échelonnés, mais accélérés
Selon le ministère, plusieurs milliers de fonctionnaires bénéficieront de ces régularisations dans les semaines à venir. À la fin du mois de janvier, environ 16.000 enseignants et cadres verront leur situation administrative validée et leurs salaires versés. Cette accélération est le fruit d’une coordination avec la Trésorerie Générale du Royaume, censée garantir des délais de paiement plus courts.
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En parallèle, les enseignants ayant réussi l’examen de compétence professionnelle en 2023 percevront leurs indemnités, avec un processus de régularisation achevé deux mois après l’annonce des résultats. Quant aux promotions de grade en attente depuis plusieurs années, elles seront également régularisées avec effet rétroactif pour les cas remontant jusqu’à 2017.
Le ministère prévoit également de solder certains dossiers en suspens, notamment des titularisations et des allocations familiales, avec des versements prévus à partir de février 2025.
Un effort sur les titularisations en attente
Une autre catégorie de fonctionnaires bénéficiera de cette régularisation : les enseignants-cadres encore en formation, recrutés sous les décrets de 1985 et 2003. Ces derniers devraient voir leur titularisation validée, ce qui mettrait fin à une situation d’incertitude professionnelle pour plusieurs centaines d’entre eux.
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Cette mesure s’inscrit dans une volonté affichée par le ministère de clarifier les statuts et d’harmoniser les parcours professionnels au sein de l’Éducation nationale. Toutefois, les syndicats surveillent de près son application concrète, craignant que certains cas ne soient encore laissés de côté.
Une réponse aux engagements de décembre 2023
Ce programme de régularisation s’inscrit dans la continuité des accords du 10 et du 26 décembre 2023, conclus entre le ministère et les syndicats les plus représentatifs du secteur. L’objectif était de résoudre un maximum de dossiers en suspens, dans le cadre du nouveau statut des fonctionnaires de l’Éducation nationale.
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Si des avancées sont enregistrées, le ministère admet que certains dossiers complexes nécessitent encore un travail de coordination avec le ministère de l’Économie et des Finances. Une situation qui pourrait retarder l’application complète des engagements pris en décembre dernier.
Un dialogue social sous tension
Le ministère se félicite d’un dialogue social « fructueux », reposant sur une approche participative avec les syndicats. Il considère cette méthode comme un levier stratégique pour répondre aux revendications du secteur et trouver des solutions adaptées aux différentes catégories de fonctionnaires.
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Cependant, sur le terrain, certains syndicats restent prudents. Si l’annonce de ces régularisations constitue une avancée, ils insistent sur le fait que de nombreux enseignants ont attendu plusieurs années avant d’obtenir leur dû. Ils réclament également une meilleure anticipation des promotions et titularisations pour éviter de nouvelles accumulations d’arriérés à l’avenir.
Vers une refonte durable de la gestion des carrières ?
Ce plan de régularisation marque une étape importante dans l’amélioration de la gestion des carrières au sein de l’Éducation nationale. Mais il ne répond pas à toutes les interrogations. Comment éviter que ces retards ne se reproduisent à l’avenir ? Quelles garanties pour les enseignants dont les dossiers restent en attente ?
L’engagement du ministère à poursuivre ce travail et à améliorer ses processus administratifs sera déterminant pour la suite. En attendant, les syndicats et les enseignants suivront de près la concrétisation des mesures annoncées, en espérant que cette vague de régularisations ne soit pas qu’un épisode ponctuel, mais bien le début d’un changement structurel.
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