Amnistie fiscale : un répit pour les banques, mais le déficit de liquidité perdure
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L’amnistie fiscale lancée fin 2024, visant à régulariser les avoirs liquides non déclarés, a permis d’intégrer des montants significatifs dans le circuit bancaire. Cependant, bien que cette amélioration soit notable, elle reste fragile.
En effet, le déficit structurel de liquidité du secteur bancaire demeure une source d’inquiétude. « L’amnistie sur les liquidités a entraîné une injection notable de 60 milliards de dirhams (MMDH) dans le système bancaire marocain.
À court terme, cette initiative a contribué à réduire les tensions de trésorerie des banques, notamment en compensant l’effet d’éviction causé par les taux d’intérêt compétitifs sur le marché boursier », explique Mostafa El Jai, universitaire et économiste.
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Par ailleurs, les experts en finance expliquent que cet afflux de liquidités présentent plusieurs opportunités, comme l’élargissement des marges de manœuvre des banques pour financer l’économie réelle, et ce, en stimulant l’investissement et la consommation.
Dans ce sens, une partie de ces fonds pourrait être orientée vers l’achat de bons du Trésor pour renforcer les finances publiques. De plus, en encourageant leurs clients à investir sur les marchés financiers, les banques pourraient dynamiser la Bourse de Casablanca, et créer un cercle vertueux entre liquidités bancaires, financement public et dynamisme économique.
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Cependant, malgré ces apports ponctuels, les défis structurels liés à la liquidité bancaire persistent. En effet, Bank Al-Maghrib prévoit une augmentation continue des besoins en refinancement des banques, estimés à 164,6 MMDH en 2025 puis à 192,3 MMDH en 2026.
Selon un acteur dans les marchés financiers, « l’amnistie a apporté un soulagement temporaire mais elle ne résout pas les problèmes de fond. Le Maroc devra diversifier ses sources de financement pour réduire la dépendance du secteur bancaire aux interventions de Bank Al-Maghrib ».
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