Peines alternatives : vers une justice plus humaine
Prison (image d'illustration) © DR
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La justice marocaine franchit un cap avec l’entrée en vigueur de la loi sur les peines alternatives, un texte ambitieux visant à moderniser le système judiciaire et à remédier aux problèmes de surpopulation carcérale. Dans une circulaire récente, le procureur général du Roi a apporté des éclaircissements sur les modalités d’application de ce dispositif novateur, tout en appelant les procureurs à sa mise en œuvre effective.
Le concept de peines alternatives repose sur la substitution des peines privatives de liberté par d’autres mesures jugées plus efficaces et moins coûteuses. Parmi ces alternatives figurent principalement le travail d’intérêt général, la surveillance électronique via bracelet, ou encore des programmes de réhabilitation sociale. Ces mesures, adoptées sous certaines conditions, visent principalement les infractions mineures.
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Le texte encourage les procureurs à prioriser ces solutions dans les cas où elles peuvent favoriser la réinsertion des condamnés sans porter atteinte à l’ordre public. Le recours aux peines alternatives offre plusieurs avantages. Il permet, d’une part, de réduire le taux d’occupation des prisons marocaines, souvent décrié pour ses chiffres alarmants, et d’autre part, de répondre aux besoins de justice réparatrice en impliquant activement les condamnés dans des actions constructives pour la société.
Cependant, cette réforme ne va pas sans défis. La mise en place d’un cadre rigoureux pour contrôler l’exécution des peines alternatives, surtout la surveillance électronique, reste capitale. De même, une formation adéquate des magistrats et la sensibilisation des citoyens à ce nouveau modèle punitif seront nécessaires pour garantir son succès.
Ainsi, la loi sur les peines alternatives incarne une approche moderne de la justice, où la réhabilitation prend le pas sur la répression. Si son application est réussie, elle pourrait marquer un tournant majeur dans le traitement des délits au Maroc, tout en offrant un modèle viable d’humanisation du système pénal.
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