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Crise au PJD : démissions de deux figures phares du parti

Moins de 24 heures après la démission d'El Mostapha Ramid, ministre d’État en charge des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement et l'un des piliers du parti Justice et Développement (PJD), du gouvernement de Saad Dine El Otmani, c’est Idriss El Azami El Idrissi, le maire de Fès, qui a annoncé sa démission de la présidence du Conseil national du parti de la lampe. Ce dernier a expliqué que sa décision a été motivée par la crise politique que traverse le parti et qui, selon lui, ne peut plus durer.

Par Nora Jaafar, Publié le 01/03/2021, mis à jour le 01/03/2021          Temps de lecture 3 min.
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PJD

En moins de 24 heures, le parti Justice et Développement (PJD) a reçu les lettres de démission de deux de ses figures de proue, El Mostapha Ramid, ministre d’État en charge des droits de l’Homme et des relations avec le parlement, et d’Idriss El Azami Idrissi, maire de Fès et président du Conseil national du parti. C’est dans un courrier adressé ce vendredi 26 février à Saad Dine El Otmani, Chef de l’exécutif, que Ramid a expliqué que sa décision est motivée par la vulnérabilité de son état de santé et par son «incapacité à continuer d’assumer le fardeau des responsabilités» qui lui ont été confiées. En effet, le ministre a récemment subi une intervention chirurgicale pour une ablation rénale, qui a entrainé une détérioration de sa santé et qui l’a maintenue alité pendant plusieurs semaines. Cependant, plusieurs rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux, et ont soutenu que Ramid aurait exprimé le souhait de quitter ses fonctions en raison de la position du PJD quant au rétablissement des liens entre le Maroc et Israël et d’un projet de visite de l’État hébreu. Des rumeurs fortement contestées par El Otmani, ce samedi 27 février, lors de la séance d’ouverture des travaux du secrétariat général de son parti, qui a dénoncé que «ce ne sont que des mensonges et des calomnies».

Accompagné d’une délégation du Secrétariat général, le Chef de l’exécutif s’est rendu ce dimanche à l’hôpital pour s’enquérir de l’état de santé de son camarade du parti, qui venait de subir une nouvelle opération réussie. Ce dernier a en plus souligné qu’il espérait voir Ramid se rétablir au plus vite afin qu’il puisse reprendre ses «fonctions militantes, comme il l’a toujours fait».

 

Le ras-le-bol d’El Azami

S’agissant de l’ex-ministre du Budget sous le gouvernement Benkirane, Idriss El Azami El Idrissi a remis une longue lettre de démission à El Otmani. Dans cette correspondance il a déploré «la confusion et les problèmes sans réponse qui se posent entre les positions du parti et leur cohérence avec ses principes et son projet électoral». Il dit n'être plus en mesure de «supporter et comprendre, expliquer ou accepter ce qui se passe au sein du parti», car il ne peut rien faire et ne veut plus en être témoin. D’après El Azami, les désaccords se multiplient de jour en jour en raison de la direction que prend le parti et le gouvernement. Il avance qu’au lieu d’impliquer davantage les militants dans les prises de position et de décision, les leaders du PJD se contentent de tenter de calmer les tensions en adoptant «une posture réactive plutôt que proactive» et en essayant de se cacher derrière l’urgence et les impératifs de la crise sanitaire actuelle, et de regretter que le Conseil national du parti n’assume plus ses prérogatives d’organe décisionnel suprême du PJD.

En réaction à cette deuxième demande de démission, le parti de la lampe a tenu une réunion extraordinaire sous la présidence d’El Otmani ce dimanche 28 février. Le secrétariat général du PJD a déclaré que «l’examen de cette démission revient au Conseil national», soulignant que «les statuts du parti garantissent le droit de démissionner». L’instance a également précisé qu’elle souhaite qu’El Azami garde ses fonctions de président du Conseil national, et qu’elle va créer une commission spéciale pour ouvrir le dialogue avec lui afin de le convaincre de changer d’avis... Affaire à suivre.

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