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Sahara : les tentatives désespérées du Polisario

Le Front Polisario a déclaré ce week-end avoir «lancé quatre missiles en direction de la brèche illégale de Guerguarate et ses environs» et de poursuivre son «état de guerre d’autodéfense» contre les Forces armées royales (FAR). Une sortie qui a très vite été démentie par les responsables marocains, qui ont assuré qu’il ne s’agissait que de «tirs de harcèlement» à proximité de la zone tampon, et que ni l’axe routier ni le trafic n’ont été bouleversés par cet acte. En communiquant des fake news, le groupe séparatiste et ses alliés tentent de faire pression sur la nouvelle administration américaine pour annuler la Proclamation de Donald Trump, reconnaissant la marocanité du Sahara.

Par Nora Jaafar, Publié le 25/01/2021 à 13:00, mis à jour le 25/01/2021 à 17:40
         Temps de lecture 3 min.
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Sahara : les tentatives désespérées du Polisario

Le Polisario crie de nouveau au loup. En effet, dans la soirée du samedi 23 janvier, le front séparatiste a publié un communiqué de presse, dans lequel il a déclaré que son armée «a lancé quatre missiles visant la brèche illégale à Guerguarate et ses environs», et qu’elle a mené plusieurs attaques le long du mur de sécurité dans le sud du Maroc. Le Polisario a également indiqué qu’il est «en état de guerre d’autodéfense» depuis l’intervention des Forces armées royales (FAR) du 13 novembre 2020, qui avait pour objectif de reprendre le contrôle de la zone tampon et de lever le blocus imposé par les milices du groupe. Ledit blocus avait bloqué pendant trois semaines ce passage, alors que les séparatistes harcelaient les camions de transport de marchandises et autres véhicules désirant le traverser.

En réponse à la sortie du Polisario, un haut responsable marocain a assuré à l’AFP qu’«il y a eu des tirs de harcèlement près de la zone de Guerguarate, mais cela n’a pas affecté l’axe routier, et la circulation n’a pas été perturbée». Il a expliqué que ces attaques s’inscrivent dans un «cycle de harcèlement» qui dure «depuis un certain temps». Selon lui, les séparatistes cherchent à susciter «une guerre de propagande, une guerre médiatique, sur l’existence d’une guerre au Sahara», alors qu’en réalité sur le terrain «la situation est normale».

 

Lire la suite : Algérie : les scènes d’une guerre fictive impliquant les FAR

 

Une tentative pour faire annuler la Proclamation de Donald Trump

Cette nouvelle fake news, largement communiquée et partagée sur les réseaux sociaux par le Polisario, ses partisans et ses alliés, intervient quelques jours après l’investiture de Joe Biden, nouveau président des États-Unis. Elle fait également suite aux requêtes de l’Algérie et de l’Afrique du Sud, qui ont appelé le nouveau locataire de la Maison-Blanche à annuler la Proclamation de Donald Trump, reconnaissant la marocanité du Sahara. Ainsi, de par cette fausse déclaration, le groupe séparatiste vise à attirer l’attention de l’administration Biden, qui pour le moment ne s’est pas encore prononcée au sujet de la décision du président sortant.

Ce dimanche 24 janvier, la Maison-Blanche a publié un communiqué de presse, annonçant que le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan a eu des entretiens avec le conseiller national israélien Meir Ben Shabbat la veille. La même source a souligné que le nouveau gouvernement américain est satisfait des accords de paix conclus par Israël avec le Maroc, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et le Soudan. Bien que Jake Sullivan n’évoque pas explicitement le dossier du Sahara, et comme la reprise des relations maroco-israéliennes est liée à la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud, ce communiqué indique qu’il est peu probable que Biden revienne sur la décision de son prédécesseur. À en croire la missive de la nouvelle administration américaine, Joe Biden soutient l’accord tripartite signé le 22 décembre par le Royaume, l’État hébreu et le pays de l’Oncle Sam, soulignant ainsi la poursuite de la dynamique politique initiée par Trump avec le Maroc.

 

Lire aussi : Maroc-USA : l’avenir des relations bilatérales sous l’administration Biden

 

Enfin, il est certain que le Polisario et ses alliés ne reculeront devant rien pour atteindre leurs objectifs et qu’ils ne comptent pas mettre fin à leurs harcèlement et propagande à l’encontre du Maroc. Cependant, les tentatives désespérées du front séparatiste pourraient se retourner contre lui, car l’insistance dont il fait preuve risque d’irriter les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, en charge de la résolution de la question du Sahara.

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