La reprise dictée par l’épidémie

Avatar de J.R.Y
Temps de lecture :

économie pandémie

A
A
A
A
A

Premier semestre ? Deuxième semestre ? Bien malin celui qui va pronostiquer le redémarrage de l’activité économique après une récession sévère en 2020. Le gouvernement prévoit un rebond de 4,8% et Bank Al-Maghrib 4,7%. L’incertitude sur la maîtrise de la pandémie va continuer de peser sur la consommation des ménages et l’investissement privé. La balance des risques est clairement orientée à la hausse. Il y a une vague d’optimisme suite aux annonces autour des vaccins et l’initiative de vaccination à grande échelle au Maroc et chez plusieurs partenaires économiques. Toutefois, la logistique de sa mise en œuvre reste un défi important.

Après un marathon de plusieurs mois, la loi de finances a été publiée au Bulletin officiel. Le texte voté par les parlementaires a un fort accent de relance après une récession sévère. Le PIB devrait décrocher de plus de 6%. Le gouvernement prévoit un rebond de 4,8% là où Bank Al-Maghrib anticipe une reprise de 4,7%.

Manque de visibilité

L’incertitude sur la maîtrise de la pandémie va continuer de peser sur la consommation des ménages et l’investissement privé. Certaines industries ont retrouvé leur niveau de production d’avant crise mais, les carnets de commande ne se remplissent pas au rythme souhaité. La deuxième vague de contamination en Europe et les nouvelles mesures prises par les gouvernements ont porté un coup dur au secteur exportateur. Pour beaucoup d’économistes, 2021 sera encore une épreuve pour l’économie. Les mesures de soutien ont permis de limiter l’impact de la crise en 2020 et leur retrait pourrait révéler l’impact réel de la pandémie sur les entreprises au travers des défaillances et de l’autre côté sur le marché du travail. A fin septembre, plus de 1,48 million de personnes étaient au chômage soit 12,7% de la population active. Le FMI ou même la Banque mondiale ont alerté sur les risques d’un retrait précoce des mesures de soutien. L’ensemble des dispositifs d’accompagnement doit dans la mesure du possible être maintenu pendant encore quelques mois pour ne pas brimer la reprise.

Optimisme prudent

La balance des risques est clairement orientée à la hausse. « Une accélération de la pandémie tant au niveau national qu’international pourrait avoir des effets plus prononcés qu’attendu sur la capacité de production de l’économie et sur la confiance des opérateurs économiques et pourrait se traduire par une reprise moins importante que prévu de l’activité économique », avertit la Banque centrale. Des signaux positifs éclaircissent un peu l’horizon. Il y a une vague d’optimisme suite aux annonces autour des vaccins et l’initiative de vaccination à grande échelle au Maroc et chez plusieurs partenaires économiques. Toutefois, la logistique de sa mise en œuvre reste un défi important, prévient la Banque centrale. Par ailleurs, le fonds stratégique dédié à l’investissement pourrait induire des effets positifs plus importants qu’attendu sur la confiance des opérateurs économiques et sur la croissance.

Pour tous les scénarios, l’évolution de la situation sanitaire reste la clé. La découverte d’une nouvelle souche du virus, plus contagieuse aravivéles craintes sur la durée d’un retour à la normale de l’économie.

Dernier articles
Les articles les plus lu
États-Unis : le Congrès notifié d’un projet de vente de missiles Stinger au Maroc

Économie - Les États-Unis enclenchent une nouvelle étape de coopération militaire avec le Maroc en notifiant le Congrès d’un projet de cession de missiles Stinger.

Ilyasse Rhamir - 12 janvier 2026
Soldes d’hiver 2026 : les Marocains consomment moins, mais mieux

Économie - Cette année, les soldes d’hiver révèlent un changement d’attitude : moins d’impulsivité, plus de décisions stratégiques.

Hajar Toufik - 12 janvier 2026
Intelligence artificielle et mobilité verte : les enjeux au cœur du WAM Morocco

Le Maroc lance WAM Morocco à Casablanca pour devenir un hub régional de l’industrie 4.0 et de la mobilité du futur.

Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 janvier 2026
Bank Al-Maghrib : plusieurs billets retirés de la circulation dès 2026

Économie - Bank Al-Maghrib annonce le retrait de certaines anciennes coupures dès le 1er janvier 2026, avec possibilité d’échange jusqu’au 31 décembre 2030.

Rédaction LeBrief - 12 janvier 2026
Le Stade Prince Moulay Abdellah : une vitrine monumentale pour le tourisme marocain

Rabat s’illumine avec la campagne « Maroc, Terre de Lumière », transformant le Stade Prince Moulay Abdellah en vitrine touristique et technologique du Royaume.

Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 janvier 2026
Hassan Ouriagli, PDG d’Al Mada, s’est éteint à Paris

Économie-Hassan Ouriagli, président-directeur général d’Al Mada, est décédé samedi après-midi à Paris, des suites d’une embolie pulmonaire.

Rédaction LeBrief - 11 janvier 2026
Voir plus
Visa Schengen : le cauchemar européen à prix d’or

Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…

Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025
Coût, impact… tout savoir sur la nouvelle LGV Kénitra-Marrakech

Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.

Hajar Toufik - 25 avril 2025
Où en est l’avancement du gazoduc Nigeria-Maroc ?

Économie - Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc progresse : 13 pays engagés, signature intergouvernementale à venir et lancement d’un premier tronçon entre Nador et Dakhla.

Hajar Toufik - 14 juillet 2025
BTP : le Maroc bétonne ses règles

Dossier - Pas d’attestation, pas de chantier. C’est simple, non ? Pas de couverture décennale, pas de livraison. N'y réfléchissons pas trop !

Sabrina El Faiz - 19 juillet 2025
Régions : qui profite vraiment du Maroc des grands chantiers ?

Économie - Le Maroc construit partout, mais se développe-t-il partout ? Analyse région par région…

Sabrina El Faiz - 25 octobre 2025
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire