Projet de loi de finances 2021 : voici les amendements des Conseillers

A
A
A
A
Les discussions se poursuivent cette semaine au sein de la Chambre des conseillers autour du Projet de loi de finances 2021. Le journal Les Inspirations Éco souligne dans son édition du lundi 23 novembre 2020 que les Conseillers comptent amender à leur tour ce projet de loi qui devra franchir le cap de la Commission des finances, le 2 décembre prochain. Parmi les amendements qui seront déposés, ceux qui concernent la contribution sociale de solidarité, l’exonération de l’IR pour les jeunes salariés et la pénalisation des factures fictives.
Contribution de solidarité : la CDT souhaite la suppression de la mesure pour les personnes physiques
Fixé à 20.000 dirhams par mois par la Chambre des représentants, certains conseillers souhaitent revoir à la hausse le seuil des revenus pour les personnes physiquesassujetties à la contribution de solidarité. Le groupe de la Confédération démocratique du Travail (CDT) souhaite même supprimer cette mesure pour les personnes physiques et imposer une contribution de 5% pour les entreprises dont le bénéfice dépasse les 25 millions de dirhams. Répondant aux questionnements des parlementaires, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, a précisé que cette contribution ne concerne que 1,24% des salariés et que le montant espéré (5 milliards de dirhams) servira principalement au financement de la généralisation de la couverture médicale dont le démarrage est prévu pour janvier 2021. Le quotidien Les Inspirations Éco estime qu’il sera tout de même “difficile de convaincre Benchaâboun de faire des concessions supplémentaires sur cette disposition”.
Exonération de l’IR : la CGEM souhaite qu’elle soit appliquée aux CDD
Autre mesure qui ferait l’objet d’un nouvel amendement, l’exonération de l’IRpour les salariés qui ne dépassent pas l’âge de 35 ans. Le groupe parlementaire de la CGEM souhaite que cette disposition soit appliquée aux contrats àdurée déterminée (CDD) et non pas aux contrats à durée indéterminée (CDI) comme mentionnée dans la mouture initiale du PLF 2020. D’après Aujourd’hui le Maroc, une réunion est très attendue dans les prochains jours entre le ministre de l’Économie, des Finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun et la CGEM afin de discuter de tous les points de divergences.
Pénalisation des factures fictives : le ministère des Finances prend la main
L’émission de factures fictives relèvera désormais du pénal. La nouveauté est que le ministre des Finances sera habilité lui-même àtransférer directement les dossiers litigieux au Parquet et n’aura donc plus besoin de passer par la case de la Commission des infractions fiscales, rapporte le journal L’Économiste dans son édition du lundi 23 novembre 2020. «Comment parler d’équité fiscale quand une personne crée une société spécialisée dans la production de fausses factures, sans qu’elle ne soit sanctionnée ? Et au même temps, l’efficacité de la direction générale des impôts à recouvrer les ressources fiscales est critiquée», s’insurge Benchaâboun. La CGEM appelle à ce que cette mesure soit bien détaillée par le gouvernement afin d’éviter tout problème ou injustice.
Le ratio de la dette du trésor/PIB en forte hausse à fin 2020
Mohamed Benchaâboun a déclaré que compte tenu du double impact de la baisse de la croissance et de la hausse du déficit budgétaire, le ratio de la dette du trésor/PIB devrait atteindre 76% à fin 2020, après avoir marqué en 2019 sa première baisse depuis dix ans où il s’est établi à 64,9%, rapporte Hespress FR. Le ministre a souligné que cette hausse n’affectera pas d’une manière significative la viabilité de la dette compte tenu des marges disponibles et la structure saine de la dette. Le ministre a également souligné que la part de la dette extérieure ne dépasse pas 20% de l’ensemble de celle du Trésor. La part de l’endettement à court terme ne dépasse pas 13,2%, ce qui réduit les risques du refinancement.
Politique - Mohamed Ould Errachid renforce les liens avec les Sénats africains lors de rencontres bilatérales stratégiques.
Mouna Aghlal - 10 avril 2026Politique - Rachid Talbi El Alami discute des enjeux bilatéraux avec le président du Sénat burundais à Rabat.
Mouna Aghlal - 10 avril 2026Politique - La Chambre des conseillers veut placer la session d'avril sous le signe du contrôle de l'action gouvernementale.
El Mehdi El Azhary - 10 avril 2026Politique - Le Parlement marocain tiendra mercredi une séance plénière commune pour présenter le bilan gouvernemental.
El Mehdi El Azhary - 10 avril 2026Politique-Abdelouafi Laftit a reçu vendredi à Rabat son homologue polonais, Tomasz Siemoniak, en visite de travail au Maroc.
Rédaction LeBrief - 10 avril 2026Politique-La coopération judiciaire entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal se renforce pour le Mondial 2030. Voici ce que prévoit l’accord signé à Rabat.
Rédaction LeBrief - 10 avril 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Dossier - Le Maroc peut maintenant demander plus : sortir le dossier du Sahara de la quatrième commission de l'ONU, inscrire le Polisario comme organisation terroriste…
Sabrina El Faiz - 25 janvier 2025Politique - Le CCG salue l'engagement du roi Mohammed VI lors de la réunion ministérielle conjointe. Un moment fort pour le Maroc et la région.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026