Tourisme : les hôteliers appellent à l’ouverture des frontières

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Alors que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé avoir commencé le versement des indemnités forfaitaires pour les mois de juillet et septembre 2020 pour les employés du tourisme, le segment de l’hôtellerie n’est pas sorti de l’auberge. Les hôteliers soulignent que les trésoreries sont désormais vides et demandent une intervention urgente du gouvernement pour ouvrir les frontières aériennes et alléger davantage la circulation intervilles.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a démarré ce jeudi 8 octobre le versement de l’indemnité forfaitaire accordée par l’État au secteur du tourisme, rapporte Ecoactu. Cette indemnité concerne les mois de juillet et août 2020. Au total, ce sont 42.000 employés déclarés à la CNSS qui recevront l’indemnité du mois de juillet et août, soit 84 millions de dirhams pour chacun des deux mois.

Les 42.000 employés représentent 5,6% des emplois du secteur. Selon Abdellatif Kabbaj, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), le tourisme emploie à lui seul 750.000 personnes directement et 2,5 millions de personnes indirectement.

Cette indemnité financée par le Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus concerne les établissements d’hébergement classés, les agences de voyages agréées, les transporteurs touristiques agréés et les guides touristiques.

L’ouverture des frontières, le grand souhait des hôteliers

La fédération nationale de l’industrie hôtelière(FNIH) a envoyé une lettre au chef du gouvernement Saad Dine El Otmani lui demandant d’ouvrir les frontières et alléger la circulation intervilles, rapporte l’Économiste dans son édition du vendredi 9 octobre 2020. «Les établissements et leur personnel sont aujourd’hui au bord de la faillite et le manque de visibilité ne fait qu’augmenter cette probabilité minant ainsi toute la cohésion sociale du secteur», souligne le FNIH dans sa lettre adressée à El Otmani.

La fédération précise que «cette ouverture devra être contrôlée et accompagnée de toutes les mesures qui s’imposent pour être en cohérence avec la stratégie du pays dans la lutte contre la pandémie».

Dans sa correspondance, la FNIH appelle également le chef du gouvernement Saad Dine El Otmani à alléger la circulation intervilles des Marocains. Lahcen Zelmat, président de la FNIH souligne que malgré les mesures d’assouplissementannoncées par les autorités pour le déplacement des voyageurs marocains détenteurs de réservation, ces derniers sont bloqués à l’entrée et à la sortie des villes. Il souligne qu’«à défaut de ces ouvertures nationales et internationales, plusieurs établissements fermeront leurs portes à jamais».

Rappelons enfin que ce samedi 10 octobre, la direction générale de l’aviation civile dévoilera son prochain Notam (message aux navigants aériens). Un rendez-vous très attendu pour savoir si le Maroc va lever ou proroger la suspension du trafic aérien.

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