Covid-19 : le ministère de la Santé à cheval sur l’endiguement de la pandémie

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Depuis mars 2020, soit au début de l’apparition de la pandémie du nouveau coronavirus au Maroc, le ministère de la Santé a opté pour la chloroquine comme principale molécule de traitement des personnes infectées. Près de sept mois plus tard, on en sait davantage sur le niveau d’efficacité de cette composante. Le professeur Kamal Marhoum El Filali, chef de service des maladies infectieuses au Centre hospitalier universitaire Ibnou Rochd (CHUIR) à Casablanca, explique à H24Info que «plus le traitement à la chloroquine est pris au début de la maladie, plus il se révélera efficace» et plus il réduira la réaction inflammatoireprovoquée par levirus. Pour les cas graves à critiques, ce protocole «risque d’être moins performant» et il faut alors le renforcer par d’autres médicaments,notamment «des antibiotiques, des anti-inflammatoires stéroïdiens, des antiviraux ou de la biothérapie».
Quid de la disponibilité des composantes du protocole en vigueur ?
Donnant la parole aux professionnels de la santé, le quotidien L’Opinion déplore une pénurie imminente de certains médicaments, contenant l’azithromycine, le zinc ou la vitamine C, destinés au traitement de la Covid-19. Selon le journal, «la forte sollicitation subie par les fabricants en ces temps de crise» et «le phénomène d’automédication préventive qui se propage de plus en plus parmi les Marocains» sont à l’origine de la rupture des stocks des pharmacies. La même source avance que le ministre de la Santé a été avisé de cette situation par les parties concernées, mais n’a pas réagi à leurs sollicitations.
Cependant, Al Ahdath Al Maghribia, qui citeune source bien informéeau ministère de tutelle, rapporte ce jeudi 17 septembre que les médicaments administrés dans le cadre duprotocole sanitaire en vigueur sont disponibles en quantités largement suffisantes dans les pharmacies publiques. Le quotidien indique que la tutelle et le Comité technique et scientifique consultatif du programme national de prévention et de contrôle de la grippe et des infections respiratoires aigües sévères ont fait le nécessaire pour éviter tout risque de pénurie desdites composantes. Ainsi, en plus du stock acquis à l’échelle nationale, ils ont importé «1100 kg de matières premières nécessaires à l’association avec l’hydroxychloroquine et six millions de comprimés fabriqués par un laboratoire indien». Concernant la Vitamine C, le paracétamol,l’azithromycine, le lopinavir ou le ritonavir et les médicaments à base d’Amoxicilline, de Moxifloxacine et de Levofloxacine, utilisés dans le traitement des cas Covid, ces derniers «sont disponibles dans les pharmacies publiques et dans toutes les officines extérieures», affirme la même source.
Accélération de la prise en charge des contaminés
Face à la recrudescence des contaminations au nouveau coronavirus et à la menace de la saturation des structures hospitalières, le ministère de la Santé a publié le mercredi 16 septembre une nouvelle circulaire visant à accélérer la procédure de prise en charge des personnes infectées. Médias24 rapporte que la missive «donne un rôle de premier plan» aux dispensaires de quartier (Établissements de soins de santé primaire ESSP) et aux structures de référence de proximité Covid-19(SRP) dans la détection, l’investigation et le suivi à domicile et celui des cas contacts. Les ESSP sont désormais chargés, entre autres, d’identifier les cas suspects et de les orientervers les structures de référence identifiées à cet effet. En coordination avec les autorités sanitaires, ils feront le suivi des cas traités à domicile et participeront avec les équipes d’intervention rapide à l’investigation des cas confirmés ou probables et des clusters. De plus, la circulaire souligne que les SRP seront pour leur part«identifiées en tenant compte de la situation épidémiologique».
Enfin, Médias24 estime qu’il «reste maintenant à intégrer les médecins privés traitants dans ce circuit, avec des ordonnances sur carnets à souches, pour optimiser les délais et éviter les complications».
Cette rencontre a réuni des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des patients atteints de cancer et leur a proposé une synthèse des principaux travaux.
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