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Affaire Omar Radi : le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire fustige Amnesty International

Amnesty International a lancé le 9 septembre un appel pour mettre la pression sur les autorités et la justice marocaine pour libérer le journaliste Omar Radi. En réponse, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a rejeté l’ingérence de l’ONG, dénonçant ses tentatives de dénaturation de certaines données relatives à cette affaire dans l’objectif de manipuler l’opinion publique.

Par H.L.B, Publié le 15/09/2020, mis à jour le 15/09/2020
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le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire fustige Amnesty International

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) tacle Amnesty International (AI) au sujet de l’affaire du journaliste Omar Radi. Le mercredi 9 septembre, l’ONG a de nouveau lancé un appel sur les réseaux sociaux insistant sur la libération immédiate du journaliste et encourageant ses sympathisants à envoyer des correspondances dans ce sens à Saad Dine El Otmani, Chef du gouvernement. Selon Hespress Fr, la démarche d’AI a été qualifiée par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire de «tentative visant à faire pression sur la justice marocaine». L’instance a dénoncé dans un communiqué de presse, daté de ce lundi 14 septembre, que «l’appel lancé par Amnesty International pour faire pression sur les autorités marocaines afin qu’elles libèrent le journaliste Omar Radi constitue une atteinte à l’indépendance de la justice marocaine».

 

Les explications du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire

La plus haute autorité judiciaire du Maroc a tenu à préciser que conformément à l’Article 109 de la Constitution, «le pouvoir judiciaire est totalement indépendant de l’Exécutif» et qu’inonder le Chef du gouvernement de lettres, e-mails et fax n’accélérerait pas le procès du journaliste ni sa mise en liberté. Le CSPJ a également expliqué que, contrairement aux allégations d’Amnesty International, Omar Radi n’est pas poursuivi pour ses écrits journalistiques, mais pour viol et attentat à la pudeur avec violence ainsi que pour atteinte à la sécurité extérieure de l’État.

S’agissant du "harcèlement" judiciaire de Omar Radi, évoqué par Amnesty, le Conseil soutient que les multiples convocations qu’a reçues le journaliste de la part des enquêteurs entrent dans le cadre des procédures normales du système judiciaire, rapporte Le360

Par ailleurs, l’instance a déploré que l’utilisation des médias pour influencer le système judiciaire va à l’encontre du principe d’un procès équitable que les ONG internationales de défense des droits de l’Homme, dont AI, sont censées défendre. Et d’appeler enfin «les magistrats à s’en tenir à leur mission, loin de toute sorte de pression, et d’observer, dans l’accomplissement de leur mission, les principes d’équité et de justice».

Pour rappel, le journaliste Omar Radi a été placé en détention à la prison casablancaise d’Oukacha le mercredi 29 juillet. Il fait actuellement l’objet de deux enquêtes. La première porte sur «la réception de fonds de parties étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État» et «d’entretenir des contacts avec des agents de renseignements étrangers pour nuire à la sécurité nationale». La seconde enquête concerne des «délits relatifs à l’attentat à la pudeur avec violence et viol», et fait suite à la plainte déposée par Hafsa Boutahar, ex-collègue du journaliste.


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