Retraites : le Covid-19 pourrait accélérer les déséquilibres

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

Marocains retraités

A
A
A
A
A

L’impact de la crise sur l’emploi et donc les effectifs des actifs cotisants représente une réelle menace pour les indicateurs d’équilibre des régimes de retraite. Parmi les quatre régimes, celui des salariés du secteur privé géré par la CNSS serait le plus sensible à la crise du Covid-19. Selon les stress tests effectués, le régime des salariés du privé enregistrerait une accélération maximale de quatre années de la date de l’épuisement de ses réserves estimées à 70 milliards de DH à fin 2019.

L’effondrement de la Bourse en mars sur fond d’incertitudes liées à la pandémie du coronavirus a impacté les portefeuilles des caisses de retraite. Sur cinq mois, le portefeuille actions (y compris non cotées) du Régime des pensions civiles géré par la CMR, du RCAR et de la CIMR s’est déprécié de 22,5% à 54,5 milliards de DH. Mais, ce n’est pas le risque que les Caisses de retraite redoutent le plus en raison de leur stratégie d’investissement de long terme. Les pertes enregistrées en mars pourront être reconstituées dans le temps. En revanche, l’impact de la crise sur l’emploi et donc les effectifs des actifs cotisants menace davantage les indicateurs d’équilibre des régimes.

Le régime de la CNSS très impacté

Parmi les quatre régimes, celui des salariés du secteur privé géré par la CNSS serait le plus sensible à la crise du Covid-19. À fin mai, l’effectif des actifs cotisants a connu une baisse de 35,8%. Selon les stress tests effectués, le régime des salariés du privé (CNSS) enregistrerait une accélération maximale de quatre années de la date de l’épuisement de ses réserves et de deux années de la date de son premier déficit global. Ces réserves sont estimées actuellement à 70 milliards de DH. Avant le choc du Covid-19, et en l’absence de réforme, les prévisions tablaient sur un premier déficit en 2024 et un épuisement des réserves en 2039.

Les autres caisses plus épargnées

Pour la CIMR, le niveau du taux de préfinancement enregistrerait une dégradation tout en restant supérieur à son seuil réglementaire. Le régime continuerait, cependant, à enregistrer des excédents et à accumuler des réserves tout au long de la période de projection. Les réserves constituées par la CIMR à fin 2019 s’élèvent à 62 milliards de DH. En ce qui concerne les indicateurs d’équilibre du régime des pensions civiles (régime géré par la CMR), qui dispose d’un horizon plus réduit avant l’épuisement de ses réserves, ils n’enregistreraient pas, à l’instar du régime général RCAR, une dégradation sensible même dans le cadre du scénario extrême. En effet, les dates d’épuisement des deux régimes resteraient inchangées par rapport aux projections en l’absence d’impacts de la crise sanitaire.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Prix carburants : l’essence grimpe de 50 centimes dès le 16 mai

Consommation - Prix carburants : l’essence augmente de quelques centimes dès le 16 mai, tandis que le gasoil reste stable.

Rédaction LeBrief - 15 mai 2026
Pêche côtière : 3,85 MMDH à fin avril 2026

Économie - La pêche côtière et artisanale affiche une hausse de sa valeur à fin avril 2026, dépassant 3,85 milliards de dirhams, malgré un recul des volumes débarqués.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Peut-on domestiquer un arbre aussi complexe que l’arganier ?

Économie - Sélection de variétés, clonage, data… la recherche transforme l’arganier. Porté par l’INRA et ses partenaires, le Maroc construit une arganiculture moderne, entre performance agricole, innovation technologique et enjeux climatiques.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Céramique : un accord pour structurer la filière marocaine

Économie - Un partenariat inédit vise à renforcer la compétitivité de la céramique marocaine, en misant sur l’innovation, la qualité et la structuration du secteur, avec l’ambition de consolider le « Made in Morocco » sur les marchés nationaux et internationaux.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Céréales : lancement du dispositif de commercialisation 2026 à Casablanca

Économie - À Casablanca, les autorités lancent le dispositif de commercialisation des céréales pour la campagne 2026. Prix de référence, primes de stockage et mesures logistiques visent à soutenir les producteurs et renforcer les stocks nationaux.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Le pétrole en hausse de 2% sur fond de tensions géopolitiques

Économie - Les prix du pétrole ont progressé d’environ 2% vendredi, portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire