Loi de finances rectificative : première partie adoptée, l’opposition reste sur sa faim

image defaut author user
Temps de lecture :

Mohamed Benchaaboun, ministre de l'Economie, des Finances et de la réforme de l'Administration © DR

A
A
A
A
A

La Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants a adopté dans la nuit du samedi à dimanche, la première partie du Projet de loi de finances rectificative. Ce dernier, qui a fait l’objet d’une série d’amendements, a été approuvé à la majorité, avec 22 voix pour et 10 contre. Ce lundi, deux séances plénières consacrées à l’examen et au vote de la première partie de ce projet de loi de finances sont au programme au Parlement.

L’adoption duProjet de loi de finances rectificative (PLFR) va bon train. Ce samedi, la Commission des finances et du développement économique a approuvé la première partie de ce texte de loi. Ce dernier a été voté à 22 voix pour et 10 contre. Par ailleurs, deux séances plénières sont au programme ce lundi au Parlement. La première séance sera dédiée à la présentation du rapport de la Commission des finances et du développement économique sur l’examen du projet ainsi qu’aux interventions des groupes et du groupement parlementaires au sujet de la première partie de ce projet.

La deuxième séance, quant à elle, sera marquée par la réponse du ministre de l’Économie, des Finances et de la réforme de l’Administration ainsi qu’au vote de la première partie du PLFR, rapporte la même source. Le journal Aujourd’hui le Maroc qualifie ce lundi cette adoption «d’Express», puisqu’à moins d’une semaine (présentation mercredi dernier), le PLFR est déjà quasiment validé. Le quotidien précise que «le plus gros du travail a déjà été fait puisque la première partie de cette loi de finances est réputée être la plus difficile».

Les reproches de l’opposition

L’opposition, précisément les partis de l’Istiqlal et le PPS, ont listé une série de mesures qui doivent intégrer le corps final du Projet de loi de finances. Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, estime que «le projet d’amendement de la Loi de Finances, malgré l’intégration d’un certain nombre de suggestions faites par son parti n’est pas au niveau du moment historique que traverse le pays, et ne propose que des demi-solutions».

Baraka précise que le projet «est ancré la logique de la reprise des activités économiques au lieu de réaliser les conditions d’une relance économique réelle et socialement responsable». Il estime que le projet n’a pas déterminé les priorités, notamment en ce qui concerne la promotion de l’éducation et de la santé et l’achèvement de la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la sécurité de l’eau.

De son côté, le PPS a exprimé «son refus de la décision gouvernementale de ne pas programmer la création de nouveaux postes budgétaires au titre de l’année 2021». Le parti indique que cette décision est porteuse de signaux négatifs qui vont à l’encontre de ce qu’il préconise pour combattre les manifestations de précarité et de pauvreté. Pour les parlementaires du PPS, il faut accorder la priorité à la question sociale dans ses différentes dimensions, préserver l’emploi et réaliser un décollage économique conforté par une véritable justice sociale, rapporte le journal Les Inspirations Éco ce lundi.

Une baisse importante des recettes fiscales

Il est indéniable que la pandémie aura un impact important sur les caisses de l’État. Le journal Le Matin souligne, dans son édition du lundi 13 juillet 2020, que le montant reprogrammé par le Projet de loi de finances rectificative sera inférieur de 43,37 milliards de dirhams par rapport au montant fixé initialement pour cette année (233,36 milliards de dirhams).

Le gouvernement ne table donc plus que sur 189,99 milliards, soit une baisse de 18,59% comparé à la LF 2020. La même source souligne que le montant de l’IS enregistrera une baisse de 10,18 milliards DH (-19,02%), tandis que l’IR baissera de 6,15 milliards de DH (-13,29%). Les droits de douane chuteront 2,5 milliards, tandis que les droits d’enregistrement connaîtront une chute de 29%.

Comme annoncé dans une note d’information du ministère de l’Économie et des Finances la semaine dernière, le Projet de loi de finances rectificative s’appuie sur trois piliers fondamentaux : l’accompagnement de la relance progressive de l’économie, la préservation de l’emploi et l’accélération de la mise en œuvre des réformes de l’administration.

Dernier articles
Les articles les plus lu
Hassan Ouriagli, PDG d’Al Mada, s’est éteint à Paris

Économie-Hassan Ouriagli, président-directeur général d’Al Mada, est décédé samedi après-midi à Paris, des suites d’une embolie pulmonaire.

Rédaction LeBrief - 11 janvier 2026
Quel futur pour l’IA au Maroc ?

Économie-Convention avec Mistral, 12 instituts régionaux, une nouvelle loi numérique, le Maroc accélère son IA à vitesse grand V .

Rédaction LeBrief - 10 janvier 2026
ANP : un budget 2026 en hausse et 3,8 Mds DH d’investissements validés

Économie - L'ANP valide un plan d’investissement de 3,8 milliards de dirhams pour la période 2026-2028.

Rédaction LeBrief - 10 janvier 2026
Le Maroc adopte « Welcome Chinese » pour séduire le marché touristique chinois

Le Maroc renforce sa stratégie d’ouverture internationale en ciblant le marché touristique chinois, considéré comme l’un des plus porteurs au monde. En adoptant la certification…

Wissal Bendardka - 9 janvier 2026
Aéroports : 36,3 millions de passagers et une hausse de 11% en 2025

Économie - Portés par la CAN 2025 et le tourisme, les aéroports marocains signent une année record, confirmant l’efficacité de la stratégie Aéroport 2030 à l’échelle nationale.

Hajar Toufik - 9 janvier 2026
Les recettes fiscales en forte progression à l’horizon 2026

Politique - En 2026, les recettes fiscales atteindront 366 MMDH, marquant une croissance significative depuis 2020.

Mouna Aghlal - 9 janvier 2026
Voir plus
Visa Schengen : le cauchemar européen à prix d’or

Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…

Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025
Coût, impact… tout savoir sur la nouvelle LGV Kénitra-Marrakech

Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.

Hajar Toufik - 25 avril 2025
Où en est l’avancement du gazoduc Nigeria-Maroc ?

Économie - Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc progresse : 13 pays engagés, signature intergouvernementale à venir et lancement d’un premier tronçon entre Nador et Dakhla.

Hajar Toufik - 14 juillet 2025
BTP : le Maroc bétonne ses règles

Dossier - Pas d’attestation, pas de chantier. C’est simple, non ? Pas de couverture décennale, pas de livraison. N'y réfléchissons pas trop !

Sabrina El Faiz - 19 juillet 2025
Régions : qui profite vraiment du Maroc des grands chantiers ?

Économie - Le Maroc construit partout, mais se développe-t-il partout ? Analyse région par région…

Sabrina El Faiz - 25 octobre 2025
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire