Le PIB agricole supérieur à 105 milliards de dirhams

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Le département d’Aziz Akhannouch indique que, malgré une conjoncture climatique difficile limitant la production céréalière et le contexte de l’urgence sanitaire actuel, le PIB agricole ne connaîtra pas une grande rétraction. Ce dernier devrait continuer à montrer une bonne résilience avec un palier supérieur à 105 milliards de dirhams. Le PIB du secteur agricole durant la saison 2018-2019 s’est élevé pour sa part à 125 milliards de dirhams, soit 18% de plus que cette année.

Le contexte sanitaire n’a pas freiné l’élan agricole du fait que la machine tourne toujours, assurant un approvisionnement régulier du marché national. En dépit de ce contexte particulier, et hors céréales et légumineuses, la campagne agricole actuelle s’annonce normale, voire supérieure à la normale, et ce pour toutes les cultures, rapporte le quotidien Aujourd’hui le Maroc dans son édition du vendredi 24 avril 2020. Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des eaux et forêts anticipe à cet effet un PIB agricole dépassant les 105 milliards de dirhams.

«En dehors des céréales, toutes les autres cultures affichent un état normal. En effet, l’arboriculture fruitière se comporte aussi bien pour les espèces qui entrent en production actuellement que pour les espèces en floraison et dont la production entrera sur les marchés à partir de septembre et les mois suivants», annonce le département d’Aziz Akhannouch.

On apprend aussi que cette phase de floraison, critique et déterminante des rendements, se passe dans des conditions favorables, notamment de température et d’humidité. De même, les agrumes et les oliviers en particulier en stade de floraison affichent de bonnes perspectives de production, si la situation climatique demeure favorable en mai-juin, souligne Challenge.

Pour les cultures annuelles, les assolements d’hiver sont bien équilibrés et assurent une production abondante et diversifiée pendant toute cette période printanière. Il s’agit des légumes (tomate, pomme de terre, oignons, aubergine, navets, artichauts, petit pois, etc.), de la canne et la betterave à sucre, dont les récoltes ont déjà commencé. L’état des cultures laisse prévoir une bonne production, relève la même source, notant que dans certains périmètres comme le Tadla et le Gharb, les estimations prévoient des rendements records pour la betterave à sucre.

De même, les assolements des cultures semées au printemps en grande partie dans les zones irriguées sont réalisés dans de bonnes conditions et permettront une bonne production. Aussi, toutes les dispositions sont prises pour les assolements des cultures d’été, dont la production est mise en marché pendant la période de septembre à décembre, qui coïncide avec le commencement de la nouvelle année agricole, ajoute le ministère. La tutelleindiqueque la campagne agricole 2019-2020 a enregistré une pluviométrie limitée à 205 mm au 22 avril 2020, en baisse de 34% par rapport à la moyenne de 30 ans (323,7 mm) et de 25% par rapport à la campagne précédente (282,1 mm) à la même date.

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