Automobile : la folle ambition de Moulay Hafid El Alamy

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Une chose est sûre, Moulay Hafid El Alamy ne manquepas d’ambitions. Ce mercredi 15 janvier, lors de la cérémonie de remise des trophées de l’automobile organisée par le magazine Autonews, le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique, Moulay Hafid El Alamy (MHE), a déclaré que le Maroc sera parmi les pays les plus compétitifs dans le secteur de l’automobile au monde.
«Nous sommes aujourd’hui les leaders en Afrique. Et c’est derrière nous. Nous devons challenger des pays beaucoup plus avancés comme la Chine et l’Inde». Le ministre qui se réjouit de voir que ce secteur est le premier exportateur du Maroc depuis 4 ans, affirme que les ambitions du royaume ne s’arrêtent pas là.
«Nous ne sommes pas les meilleurs. Nous avons encore des marges de progression», affirme MHE. Et d’ajouter : «Le secteur a complètement changé de configuration. Notre capacité de production annuelle est de 700 000 unités par an. Nous anticipons aussi sur les technologies de demain et nous travaillerons davantage sur les véhicules connectés et nous continuerons à monter des écosystèmes dans ce sens-là», rapportece vendrediL’Économiste ce vendredi.
Par ailleurs, en 2019, le groupe Renault Maroc a produit 400 000 véhicules. PSA Kenitra compte produire, pour sa part, plus de 100 000 unités en 2020. Selon l’édition de ce17 janvier de Le Matin, PSA a enregistré une hausse de plus de 2,1 % de part de marché en 2019. Face à ces résultats, MHE affirme que le secteur «a de belles perspectives devant lui pour les 20 à 30 prochaines années», notamment avec les constructions d’usines.
Le ministre a en outre rappelé l’inauguration à Tanger l’entreprise coréenne «Hands» spécialisée dans la production de jantes en alliage, et dont l’investissement a coûté plus de 4 milliards de dirhams. Notons enfin que lors de cette cérémonie des trophées de l’automobile, la Peugeot 208 a été nommée voiture de l’année 2020.
Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
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