L’OCP voit plus grand

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L’office chérifien des phosphates (OCP) a présenté mardi ses ambitions pour la période 2019-2026 devant la commission de contrôle des finances publiques de la Chambre des représentants. Il en ressort que l’OCP souhaite augmenter sa production de phosphate de 15 millions de tonnes d’ici 2026. L’entreprise compte sur la construction d’une usine à Benguerir en 2024 et l’extension de l’usine Beni Amir à Khouribga pour réaliser son objectif.

Le déplacement au parlement de Mostafa Terrab, PDG de l’OCP, a suscité un grand engouement, souligne l’Économiste dans son numéro du jeudi 19 décembre 2019. Le responsable semble jouir d’une grande notoriété au point où plusieurs députés se sont dépêchés pour prendre une photo avec lui à la fin de la réunion de la commission. Cette réunion a permis à Terrab de présenter ses ambitions pour les prochaines années.

Ainsi, 5,7 milliards de dollars seront investis par l’Office chérifien des phosphates lors de la période 2019-2026. Ces investissements devraient consolider la capacité de production du phosphate pour passer de 44 millions de tonnes à 59 millions de tonnes en 2026. Pour produire ces 15 millions de tonnes supplémentaires, l’OCP compte construire une usine à Benguerir en 2024 (6 millions de tonnes), élargir la production à Khouribga en 2022 (4 millions de tonnes) et bâtir une extension de l’usine Beni Amir à Khouribga (5 millions de tonnes).

Le groupe ambitionne également d’augmenter la production des engrais et celle d’acide phosphorique de 8 millions de tonnes, pour atteindre un volume total de 20 millions de tonnes d’ici 2026, rapporte Les Inspirations Éco. Le PDG du groupe a déclaré que ces augmentations permettront de créer plus de 2500 opportunités d’emploi.

De son côté, la production des engrais spécifiques issus du complexe chimique de Safi, et transitant par les centrales d’El Youssoufia et de Benguerir, connaîtra une augmentation de 3 millions de tonnes, souligne le journal arabophone Akhbar Alyaoum dans son numéro du 19 décembre 2019. La même source indique que cette amélioration de production nécessitera un investissement de 4 milliards de dollars. L’OCP compte injecter plusieursmilliards de dollars dans ses complexes d’engrais à Jorf El Asfar, à Benguerir et à Phosboucraa.

Enfin, Mostafa Terrab a souligné que les dettes de l’OCP sont de l’ordre de 61 milliards de dirhams, mais se veut tout de même rassurantquant à ce montant : «Cela ne doit pas vous faire peur, au regard des bénéfices réalisés. Cette comparaison montre que le niveau d’endettement est très normal».

Le site d’information Médias 24 note que l’OCP a les coûts de production les plus bas du marché mondial. Ce détail important lui permet de manipuler les prix pour empêcher les variations excessives. La même source indique que la seule fois où le groupe a empêché un effondrement des prix par un arrêt de production, remonte à 2009 après l’éclatement de la crise économique mondiale.

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