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OTAN : tout ce qu'il faut savoir sur le sommet de 2019

Les dirigeants de 29 pays vont se réunir ces mardi et mercredi 3-4 décembre à Londres, dans le carde du sommet de l’OTAN. L’avenir de la coopération militaire du monde occidental sera à l’ordre du jour. A l’occasion de son 70e anniversaire, les objectifs, les missions et les perspectives de l’alliance semblent moins certains que jamais et font face à la montée en puissance du bloc Sino-Russe.

Par H.L.B, Publié le 03/12/2019, mis à jour le 30/12/2019
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L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a été fondée en 1949 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis et les principales puissances européennes pour assurer une défense militaire contre la Russie soviétique. Le prochain sommet de l'OTAN a lieu ces 3 et 4 décembre à Londres. Devenue une plateforme de coopération et de coordination militaires, cette alliance peine à s’adapter à un monde en mutation, et ses membres en sont bien conscients. Aujourd’hui, elle fait face à la montée de la Chine, qui a bouleversé l’équilibre international. Le président Donald Trump a également fortement contribué à l’effritement de l’organisation. En effet, ce dernier tend à agir de manière unilatérale, notamment en retirant ses troupes de la Syrie sans consulter ses alliés de l’OTAN. « Nous subissons actuellement la mort cérébrale de l’OTAN », a déploré le président français Emmanuel Macron à The Economist dans une interview publiée début novembre. « Stratégiquement et politiquement, nous devons reconnaître que nous avons un problème », a-t-il lancé.


Cette édition, qui marque le 70e anniversaire de l’alliance, connaîtra la participation de 29 dirigeants des pays membres de l’OTAN. Ainsi, les présidents Trump et Macron, le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre canadien Justin Trudeau ainsi que le président turc Recep Tayyip Erdogan seront tous présents au Sommet.

 

Quelles sont les grandes questions à l’ordre du jour ?

L’intervention du président français sur la « mort cérébrale » de l’OTAN visait Trump, commandant en chef de l’armée américaine (qui a largement soutenu l’organisation depuis 1949). En effet, le président américain a retiré en octobre ses troupes du nord-est de la Syrie, ouvrant la voie à une offensive turque contre les Kurdes syriens dans la région. Cette décision a irrité le président français, car elle a été appliquée sans consultation des membres de l’organisation. Le dirigeant français a exprimé sa frustration face à l’unilatéralisme de Trump et l’a appelé à repenser la politique étrangère en termes d’intérêts occidentaux plutôt qu’à travers sa perspective américaine. Lors de ce somment, les Premiers ministres et les présidents des pays membres vont ainsi échanger sur la manière de sauver l’alliance.

 

Les dépenses de la défense

Lors du dernier sommet de l’OTAN en juillet 2018, les désaccords sur les dépenses de défense ont dominé les discussions. Le président Trump a souligné que l’Allemagne ne contribue pas assez. Il juge que les États-Unis assument une trop grande partie de la facture militaire de l’alliance et menace de se désengager à moins que d’autres membres ne commencent à dépenser 2 % de leur PIB dans ce sens. Bien que cette menace a choqué les autres dirigeants, 18 mois plus tard, neuf pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, ont augmenté le pourcentage de leurs contributions.

 

La montée en puissance de la Chine

Malgré les critiques de Macron, les responsables de l’OTAN sont optimistes. La réunion des dirigeants permettra, selon eux, de progresser sur l’un des principaux défis auxquels l’alliance est confrontée : la montée en puissance économique mondiale de la Chine. Edward Ferguson, le haut responsable de la défense à l’ambassade britannique à Washington, déclare : « Nous devrons examiner les défis que la Chine et la Russie présentent à l’alliance. Tout comme l’OTAN doit comprendre la menace que représentent les nouvelles armes russes et y répondre... Nous devons également nous adapter aux technologies perturbatrices, dont la Chine cherche à devenir un leader mondial, notamment dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, l’automatisation, le machine learning et l’informatique quantique ». Selon Ferguson, l’un de ces segments est la 5G, un secteur dominé par des entreprises chinoises comme Huawei. Les dirigeants de l’OTAN, poursuit-il, devraient « convenir d’une mise à jour des exigences de base » concernant la technologie des télécommunications. Selon certains experts en sécurité, si Huawei continue ses recherches et développements, la Chine pourrait facilement dépasser la technologie militaire occidentale.


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