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Terrible accident de la route près de Taza

Ce dimanche 1er décembre, le renversement d’un autocar à Bab Marzouka, dans la province de Taza, a fait 17 morts et 43 blessés. Ce bilan très lourd soulève une nouvelle fois des questions quant au respect du code de la route, la vétusté des moyens de transport ainsi que l’état des routes marocaines. Une étude réalisée dans ce sens par Ipsos, pour la première fois au royaume, dresse un état des lieux alarmant. Quels sont par ailleurs les mesures et les dispositifs adoptés par le Maroc pour lutter contre les accidents de routes ?

Par Nora Jaafar, Publié le 02/12/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Au moins 17 personnes ont été tuées et 43 autres blessées à la suite du renversement d’un autocar, ce dimanche près de Bab Marzouka, rapporte H24. Selon des sources sécuritaires, les blessés ont été transférés à l’hôpital provincial Ibnou Baja, à Taza, pour recevoir des soins appropriés. Les autorités locales ont indiqué qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet accident. Dans un article publié en juin 2019, Médias24 soulignait que 1 357 personnes ont perdu la vie dans les routes du pays au cours des quatre premiers mois de 2019, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.

 

L’imprudence et la négligence des conducteurs marocains

Ce dernier accident survenu dans la province de Taza n’est malheureusement pas le premier du genre à se produire au Maroc. Ainsi, pour évaluer le comportement des conducteurs marocains, Vinci Autoroute, partenaire d’Autoroute du Maroc (ADM), vient d’intégrer le royaume dans son baromètre de conduite responsable. Un premier rapport, réalisé par Ipsos, révèle que lorsqu’il s’agit de conduite, les Marocains ont un excès de confiance en soi, rapporte l’Économiste. 97 % des personnes recensées pensent que leur conduite est irréprochable, dévoile Pierre Coppey, président de Vinci Autoroute. Pour sa part LeSiteInfo.com, qui cite l’étude d’Ipsos, souligne que « 56 % des conducteurs dépassent de quelques km/h la limitation de vitesse sur les routes ». La même source ajoute que les automobilistes sont « 28 % à avoir déjà eu l’impression de s’être assoupis durant quelques secondes au volant » et « plus de 50 % reconnaissent s’être déjà sentis très fatigués et avoir tout de même pris le volant ». L’Économiste déplore également que 37 % des conducteurs ne respectent pas les distances de sécurité. Le quotidien explique que 77 % des accidents mortels sur les autoroutes du Maroc sont liés à l’excès de vitesse, la conduite en état d'ébriété ou après la prise de stupéfiants et à l’utilisation de téléphones portables au volant.

 

Pour rappel, ces chiffres ont été révélés la semaine dernière lors de la 3e Conférence internationale sur la Mobilité Durable, qui s’est tenue le 26 novembre à Marrakech. Cet événement a été organisé par ADM en partenariat avec la Fédération internationale des routes (IRF) et l’Association Européenne des Concessionnaires d’Autoroute et d’Ouvrages à Péage (ASECAP). Plusieurs figures politiques et institutionnelles, ainsi que des experts en la matière venus d’une quarantaine de pays ont pris part à ce rendez-vous, afin d’échanger sur les bonnes pratiques de la sécurité, du transport et de la mobilité durable. Ces derniers ont abordé également les dispositifs à mettre en place pour réduire et éviter les accidents routiers au Maroc.

 

Les mesures adoptées pour réduire les taux de mortalité routière


Face à l’augmentation du nombre de décès à la suite d’incidents de la route dans le royaume, le gouvernement a annoncé la validation de la création de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANSR), conformément au décret n° 2.19.732, portant application de la loi n°103.14. Cette agence devrait être opérationnelle en janvier 2020, indique Lesecos.ma. « Elle sera chargée de la coordination, de la mise en œuvre et de la gestion de toutes les actions liées à la sécurité routière : pilotage de la Stratégie nationale de sécurité routière, émission de cartes d’immatriculation de motocyclettes et de véhicules à moteur, examens du permis de conduire, système de points d’inaptitude la gestion, inspections techniques et de tous les véhicules à moteur, délivrance d’autorisations aux auto-écoles et leurs instructeurs, campagnes de communication, ... etc », souligne la même source.

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