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Malgré la controverse, Trump accueille Erdogan à la Maison-Blanche

Alors que le processus de sa destitution passe à la phase dramatique des audiences publiques du Congrès, le président Donald Trump attise la controverse en matière de politique étrangère en accueillant ce mercredi 13 novembre son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à la Maison-Blanche, et ce malgré les contestations des républicains.

Par Nora Jaafar, Publié le 13/11/2019 à 11:00, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Selon le New York Times (NYT), Trump et Erdogan entretiennent une bonne relation. Toutefois, cette relation a été mise à rude épreuve à la suite de l’offensive menée en octobre par la Turquie, membre de l’OTAN, contre les forces kurdes, alliées des États-Unis dans le nord de la Syrie. Notons que, Trump a ordonné aux troupes américaines dans la zone frontalière de se retirer avant l’invasion turque, tout en exhortant Erdogan dans une lettre extraordinairement peu diplomatique à retenir son armée, ajoute le quotidien. Malgré cette correspondance « insolite », le retrait des soldats américains a effectivement donné le feu vert à la Turquie pour lancer son opération « Printemps de la Paix ». De plus cette offensive a scandalisé de nombreux membres du parti républicain du président, qui considérait cette démarche comme un abandon et une trahison à l’encontre des Kurdes ainsi qu’une aubaine pour les ambitions russes en Syrie. 

 

Par ailleurs, le gouvernement américain est furieux contre Erdogan pour avoir accepté d’acheter le système de missile russe S-400, une transaction inacceptable pour un membre de l’OTAN, souligne le Washington Post. Washington a exclu la Turquie du programme d’achat de l’avion de combat F-35, créant encore plus de tension dans l’alliance troublée de l’Ouest. Le conseiller de la sécurité nationale de Trump, Robert O’Brien, a déclaré le dimanche 10 novembre que des sanctions économiques pourraient également être imposées sur le S-400.

 

Génocide des Arméniens

Cette rencontre intervient à un moment où l’administration Trump doit faire face à l’enquête de destitution lancée par le Congrès. La première audience publique des témoins, attestant que le président a abusé de son pouvoir pour forcer l’Ukraine à investiguer sur son rival aux présidentielles de 2020, commence à peine deux heures avant l’arrivée à midi d’Erdogan, rapporte France24. La même source indique que Trump, accablé et affaibli devrait éviter de contrarier les républicains qui vont décider de son sort. Ces législateurs ne portent pas Erdogan dans leurs cœurs. En effet, la Chambre des représentants a manifesté son mécontentement en octobre en reconnaissant que la destruction massive de la communauté arménienne par l’Empire Ottoman, était un génocide. La Turquie d’aujourd’hui continue cependant de nier cette accusation, affirmant que les Arméniens n’étaient que l’une des nombreuses autres victimes de la Première Guerre mondiale.

 

Le seul point positif de la rencontre de Trump avec Erdogan, selon le NYT, serait de détourner l’attention du public des audiences de l’enquête de destitution. Après trois heures de réunions et de déjeuner, le dirigeant turc et Trump tiendront une conférence de presse conjointe à 15 h 10 (20 h 10 GMT).

 

Des manifestants ont été tabassés

Le département d’État a défendu l’invitation adressée à Erdogan, affirmant que les dossiers complexes rendent les entretiens directs encore plus importants, souligne le Washington Post. Mais, d’après les sources du journal américain, il y aura des tensions, même au-delà des Kurdes syriens et des S-400. Le quotidien indique qu’en effet Washington est en colère à propos de la longue détention de citoyens turcs travaillant pour les consulats américains, alors qu’Ankara continue de faire pression pour l’extradition de l’islamiste, Fethullah Gulen, qu’Erdogan accuse d’avoir orchestré le coup d’État manqué de 2016.

 

En outre, la députée républicaine Liz Cheney a soulevé un autre point de discorde : les scènes horribles de la dernière visite d’Erdogan à Washington, en 2017, lorsque les gardes du corps du dirigeant ont frappé des manifestants devant la résidence de l’ambassadeur de Turquie. « L’usage de la violence par le régime d’Erdogan contre les civils, où qu’il se trouve, est inhumain, non civilisé et inacceptable », a-t-elle écrit dans une lettre réclamant au département d’État d’interdire le retour des « brigands » en question.

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