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Les forces kurdes concluent un accord avec le régime d'Al Assad

Abandonnées par les États-Unis et confrontées à une offensive militaire turque croissante, les forces kurdes près de la frontière nord syrienne ont conclu un accord avec le gouvernement syrien, marquant un tournant majeur pour la guerre que ce pays mène depuis huit ans.

Par Nora Jaafar, Publié le 14/10/2019 à 15:16, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Ce lundi 14 octobre, les troupes syriennes ont avancé vers le nord en direction de la frontière pour affronter les forces turques, retournant pour la première fois depuis des années dans une région où les Kurdes avaient établi une certaine autonomie, et renforçant ainsi l'emprise du président syrien Bachar Al-Assad sur la Syrie.

 

L'accord entre Damas et les Kurdes intervient alors que le président américain Donald Trump a ordonné le retrait de toutes les forces américaines restantes du nord du pays. Cette décision marque un changement par rapport à la stratégie antiterroriste américaine en Syrie, qui repose sur un partenariat étroit avec les forces dirigées par les Kurdes pour combattre l'État Islamique (EI).

 

En renonçant à cette approche, l'administration de Trump a effectivement cédé son influence dans le nord de la Syrie à Assad et à ses alliés, soulevant le spectre d'un retour imminent de l'EI. Ces derniers jours, les autorités kurdes ont signalé l'évasion de centaines de familles affiliées à Daeach d'un camp dans le nord de la Syrie. Elles ont également prévenu que les extrémistes détenus en prison pourraient être à leurs portes si le combat avec les forces turques se poursuit.

 

La situation a commencé à se détériorer la semaine dernière lorsque l'administration Trump a ordonné aux troupes américaines de se retirer de la frontière dans le nord de la Syrie, ouvrant ainsi la voie à une offensive de la Turquie contre les Kurdes ennemis. Les Forces démocratiques syriennes (FSD) qui opèrent dans la région sont dirigées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), que la Turquie considère comme une organisation terroriste affiliée au Parti séparatiste des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a expliqué que l'incursion en Syrie vise à dégager une "zone de sécurité" le long de la frontière pour réinstaller quelque deux millions de réfugiés syriens actuellement accueillis dans son pays. Mais la sécurité de centaines de milliers de civils qui se trouvent sur le passage de la Turquie suscite de plus en plus d'inquiétudes, car les zones sous contrôle kurde subissent des tirs incessants et les principales villes frontalières sont bloquées ainsi que les routes principales fermées.

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