Aller au contenu principal

Sandra Muller, #BalanceTonPorc, condamnée pour diffamation

Un tribunal de Paris a condamné la journaliste française Sandra Muller, qui a lancé la version française du mouvement #MeToo, à payer 20 000 euros pour diffamation contre l’homme qu’elle accuse de harcèlement sexuel.

Par Nora Jaafar, Publié le 26/09/2019 à 10:26, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
Teaser Media

Muller a lancé #balancetonporc, « à l’apogée du mouvement mondial contre les abus sexuels en octobre 2017 » lorsqu’elle a twitté qu’Éric Brion, ancien directeur d’une chaîne TV, lui faisait des commentaires sexuels explicites. Le TIME Magazine l’a présenté comme l’une des « briseurs de silence » du mouvement #MeToo, dans son édition de 2017 « Personne de l’année ».

 

Brion, ancien directeur de la chaîne de télévision Equidia, a intenté une action en justice contre Muller au sujet de ces tweets, en soutenant qu’ils lui ont causés du tort et que les remarques qu’il avait faites à cette dernière n’étaient pas du harcèlement. Le tribunal a ainsi tranché en sa faveur, a ordonné à Muller de supprimer ses tweets et de verser à Brion 15 000 euros de dommages-intérêts plus 5 000 euros de frais juridiques supplémentaires. Brion a accueilli le verdict comme une « victoire de la vraie justice » après « deux années de rare violence », a-t-il twitté.

 

« C’est une procédure qui vise à faire taire les victimes », a déploré Muller lors d’une conférence de presse. « Le message est clair : “Tais-toi” ». Elle craint que cette décision ne réduise au silence les femmes qui ont été harcelées. Elle prévoit de faire appel.

 

Pour rappel, en 2017 Muller avait exhorté d’autres femmes à partager leurs histoires de harcèlement sexuel au travail. Des centaines de milliers de messages utilisant le hashtag ont répondu à son appel et ont décrit des cas d’abus et de sexisme dans toute la France. La République française a par la suite lutté pour définir la ligne de démarcation entre le flirt et le harcèlement dans la foulée du mouvement #MeToo.

 

L’avocat de Muller, Francis Szpiner, a laissé entendre que la décision du tribunal pourrait avoir des répercussions néfastes sur les crimes de harcèlement sexuel en France. « Ce verdict donne aux hommes le droit de dire et de faire des choses offensantes », a-t-il expliqué aux journalistes, et « s’ils ne le font qu’une seule fois, la cour leur pardonnera ».

VivaTech : l’UM6P présente l’innovation technologique Made in Morocco

Du 16 au 19 juin, l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P), en partenariat avec le Groupe OCP, a représenté l’innovation technologique "Made in Morocco" à la cinquième édition de Viva Technology ...

Open Sky international lance la première école trilingue du Maroc

Dans un communiqué récemment publié, le groupe familial d’enseignement Open Sky international (OSI) a annoncé qu’il inaugure un premier établissement à Casablanca et déploie son offre d’enseignement t...

Recrutement de médecins étrangers : les exigences des syndicats de la santé

Le projet de loi 33.21, qui vise à modifier la loi 131.13 relative à l’exercice de la médecine au M...

500.000 commerçants bénéficieront de la couverture médicale

Ce lundi 21 juin, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique a organisé une rencontre à l’occasion de la Journée nationale du Commerçant. La célébration de cette jour...

Enquête HCP : la migration forcée au Maroc à la loupe

Le Haut-Commissariat au plan (HCP) a rendu publique ce lundi une note sur la migration forcée au Ma...

Le journaliste Soulaïman Raïssouni hospitalisé

Ce mardi 22 juin, le procès du journaliste Soulaiman Raïssouni a repris devant la cour d’appel de Casablanca en son absence. Kholoud Mokhtari, épouse du journaliste, a déclaré à l’Agence France-Presse...