Arrestation d’une journaliste accusée « d’avortement illégal »

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Le 2 septembre, les accusés ont réfuté les allégations devant le tribunal de Rabat, selon AlYaoum24. Le gynécologue aurait affirmé que Raissouni avait eu une hémorragie nécessitant une intervention chirurgicale immédiate.
« Nous n’avons effectué aucun avortement. J’ai fait une intervention urgente », a-t-il déclaré.
Raissouni a déclaré à la cour qu’elle avait épousé son fiancé, un professeur d’université de nationalité soudanaise, lors d’une cérémonie religieuse et qu’elle attendait des documents de l’ambassade du Soudan pour officialiser l’union qui devrait avoir lieu dans deux semaines.
Elle a également affirmé que six policiers habillés en civil l’ont encerclé pour lui demander si elle venait de quitter le bureau du gynécologue, l’accusant d’avoir subi un avortement. « Ils m’ont ensuite traîné dans le bureau du médecin », explique le journaliste.
« Le dossier ne contient aucune preuve matérielle concrète de l’accusation d’avortement », selon AlYaoum24. En effet, l’enquête médicale effectuée à l’hôpital Souissi de Rabat sur la journaliste en détention prouve qu’elle n’a subi aucun avortement.
Les accusés resteront en détention jusqu’à la deuxième audience, qui aura lieu le 9 septembre.
Le SNPM, syndicat national de la presse marocaine, a publié un communiqué au sujet de l’affaire de Hajar Raissouni.
« Le syndicat national de la presse marocaine (SNPM) suit avec un vif intérêt l’affaire de l’arrestation de notre consœur la journaliste Hajar Raissouni… Le bureau condamne la campagne de diffamation malveillante et contraire à l’éthique menée contre notre consœur par certains médias, qui ont choisi de ne pas respecter les principes d’éthique professionnelle dans le traitement de ce dossier… En attendant la disponibilité de plus de données, le bureau exécutif du SNPM marocaina décidé de charger un avocat d’examiner le contenu du dossier et de l’étudier pour préparer un rapport sur le sujet, et pour suivre tous les développements qui s’y rapportent afin de traiter ce cas avec la responsabilité et le souci de fournir toutes les garanties et conditions d’un procès équitable».
Cette rencontre a réuni des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des patients atteints de cancer et leur a proposé une synthèse des principaux travaux.
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