Amazon fera payer la « taxe GAFA » à ses vendeurs français
Site d'Amazon. DR
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La taxe, approuvée le mois dernier et appliquée rétroactivement à compter du 1er janvier, place la France à l’avant-garde des pays cherchant à forcer les grandes entreprises technologiques à payer davantage sur les marchés où elles opèrent.
« Étant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d’outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d’absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d’affaires », a déclaré la société dans un communiqué.
« Cette taxe visant directement les services de la Marketplace que nous mettons à disposition des entreprises avec lesquelles nous travaillons, nous n’avons pas d’autre choix que de la leur répercuter. »
Le gouvernement du président français Emmanuel Macron a adopté la soi-disant taxe GAFA, un acronyme de Google, Apple, Facebook et Amazon, après avoir échoué à obtenir un accord de l’UE sur la manière de combler ce qu’il considère comme une échappatoire fiscale. Le ministère français de l’Économie a déclaré que le problème « était avant tout une question de justice fiscale », les géants de l’internet ayant leur siège fiscal dans des pays leur procurant un impôt très faible. « Amazon a choisi de répercuter les coûts de cette taxe sur les petites et moyennes entreprises qui utilisent ses services. Rien ne les oblige à le faire », a déclaré le ministère.
Contactés par l’AFP, ni Facebook ni Google n’ont eu de commentaire immédiat sur cette nouvelle taxe.
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