Tourisme : entre volonté de relance et peur du variant

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Ntla9awfbladna, c’est le nom choisi pour la campagne nationale de tourisme interne pour cet été 2021. L’objectif de cette dernière est de renforcer le sentiment d’appartenance de chaque Marocain et de lui donner envie d’explorer davantage de nouveaux aspects de son pays.
Les détails de cette campagne ont été livrés par l’ONMT. Cette dernière commence sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévisions marocaines et sera suivie dans un second temps par un dispositif de communication de trois mois sur la presse digitale et papier, la radio et l’affichage urbain.
«Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme, un touriste sur deux pourrait être un voyageur domestique. Aujourd’hui, et plus que jamais, les Marocains ont envie de voyager et le secteur a besoin d’être stimulé», souligne Adel El Fakir, directeur général de l’ONMT.
L’objectif pour l’ONMT est désormais de viser l’excellence opérationnelle. «Pour concurrencer les plus grandes destinations mondiales, les standards doivent être au plus haut niveau», assure El Fakir.
Le tourisme interne, un secteur auquel on promet un avenir radieux
Le tourisme interne est le premier pourvoyeur de touristes au Maroc. En effet, en 2019, les touristes domestiques ont généré 7,8 millions de nuitées, soit 31% de l’ensemble des nuitées dans les établissements classés. Avec une croissance annuelle moyenne de 7,7%, c’est également un segment à très fort potentiel, qui a quasiment doublé lors des dix dernières années. D’après une étude menée par l’ONMT, près de 60% des Marocains souhaitent voyager en été, si les conditions sanitaires le permettent.
En parlant de conditions sanitaires, l’apparition du nouveau variant indien au Maroc ne risque-t-il pas de décourager les voyageurs cet été ? «L’enjeu est de savoir si on est en mesure d’accélérer la vaccination des Marocains», estime Fouad Zemrani, vice-président de la Confédération nationale de Tourisme (CNT).
Contacté par LeBrief.ma, notre interlocuteur souligne que le rythme de vaccination aura son rôle à jouer, mais aussi la flexibilité des autorités par rapport à cette situation. «La question qui se pose aussi est de savoir si les autorités seront prêtes à ouvrir la mobilité à l’intérieur du pays pour que les gens puissent circuler librement. J’ai peur qu’il y ait une frustration si les gens n’arrivent pas à sortir de ce couvercle que l’on a placé sur eux depuis plus d’un an maintenant», déplore Fouad Zemrani.
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Concernant le couvre-feu, Zemrani indique que si ce dernier est repoussé à 23 heures, il n’aura pas de réels impacts sur l’activité touristique. «Il faut savoir que par temps normal, un restaurant est obligé de fermer à 23h et ne peut pas aller au-delà de cette heure. Maintenant, ceux qui vont souffrir du couvre-feu, c’est les lieux nocturnes, notamment les boites de nuit», assure notre interlocuteur.
Les professionnels du secteur fondent beaucoup d’espoir sur cette saison estivale. Un propriétaire d’une agence de voyages nous confie que son activité ne supporterait pas une nouvelle saison de restrictions. Une chose est sûre, les prochaines semaines seront décisives dans le choix des autorités de fluidifier la circulation entre villes. Deux critères majeurs détermineront le sort du tourisme marocain : l’état d’avancement de la situation épidémiologique et l’accélération de la campagne de vaccination.
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