Les ex-membres du gouvernement désavoués © DR

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Al-Hoceima : les damnés de Manarat Al Moutawassit

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Catégorie Politique , Dossiers

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La récente décision d’interdiction de sortie du territoire marocain prise à l’encontre de Mustapha Bakkoury, nous renvoie vers les sanctions que peuvent encourir les gestionnaires de la chose publique. Le Chef de l’État a plusieurs fois rappelé le principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes. On ne connaît pas encore -du moins officiellement- les défaillances reprochées à Bakkoury, président directeur général de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) et président de la région Casablanca-Settat. Mais sa disgrâce nous rappelle celle de dix ministres et hauts responsables de l’État, limogés ou blacklistés le 24 octobre 2017, à cause de dysfonctionnements et de manquements dans l’exercice de leurs responsabilités. Un événement qualifié par la presse de véritable séisme politique. Trois ans après les sanctions royales, les désavoués ont pris divers chemins, loin des responsabilités publiques.

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On s’attendait à ce que des têtes tombent à cause des retards pris dans le programme « Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit » (Al-Hoceima, ville phare de la Méditerranée) lancé par le roi Mohammed VI en 2015. Ce programme d’envergure mobilise des investissements de l’ordre de 6,515 milliards de DH. Étalé sur cinq ans (2015-2019), il ambitionne d’accompagner le développement urbain et démographique de la province, consolider son positionnement économique, améliorer le cadre de vie de ses habitants et préserver son environnement. On est en 2017, la mort du jeune poissonnier Mouhcine Fikri, happé par une benne à ordures dans la ville d’Al-Hoceima un an plus tôt a donné naissance au Hirak (mouvement de contestation).





Dans ce contexte tendu, les retards pris dans l’exécution des différents projets inscrits dans le cadre du plan de développement spatial de la province rifaine déplaisent en haut lieu. Après les enquêtes diligentées aussi bien par le ministère de l’Intérieur que par celui des Finances et dont les résultats seront corroborés par une investigation de la Cour des comptes, la décision tombe comme un couperet. Le roi Mohammed VI limoge trois ministres, un secrétaire d’État et le directeur général d’un office public. Tous ont failli dans leurs responsabilités. Fait inédit, le Souverain décide aussi de sanctionner des membres de l’ancien exécutif dirigé par Abdelilah Benkirane. Quatre anciens ministres et une ex-ministre déléguée n’auront plus droit d’exercer de fonction officielle. Depuis ce mardi 24 octobre 2017, les désavoués sont loin des arcanes du pouvoir, chacun d’entre eux a tracé son chemin ou a repris un semblant de vie normale. Les dix personnalités essaient de sortir de la solitude des disgraciés.



 





 



Mains propres



C’est un élément important dans le dossier des dix hauts responsables blâmés. Les investigations et enquêtes menées ont confirmé l’existence de plusieurs dysfonctionnements, mais il n’y a eu ni malversations ni détournements. Le communiqué du Cabinet royal rendu public le 24 octobre 2017 précise que les défaillances constatées ont été enregistrées sous le précédent gouvernement, disculpant de facto le cabinet El Otmani. Le rapport de la Cour des comptes remis au Souverain a également révélé que plusieurs secteurs ministériels et établissements publics n’ont pas honoré leurs engagements dans la mise en œuvre des projets. En s’arrêtant sur la gestion globale de ce programme d’envergure, les magistrats de la Cour des comptes ont noté que la commission centrale de suivi, composée des responsables gouvernementaux concernés, ne s’est réunie qu’en février 2017, soit 16 mois après la signature de la convention. Le rapport ajoute que devant le non-respect des engagements et le retard évident dans le lancement des projets, certains secteurs concernés ont transféré une partie de leurs contributions financières à l’Agence de développement des provinces du Nord comme moyen de se dérober à leurs responsabilités. La même Cour des comptes estime aussi que vu la multiplication des intervenants, il était nécessaire que le gouvernement et la commission ministérielle du suivi assument la mission de supervision directe, à l’initiative du ministère de l’Intérieur, notamment durant sa phase de lancement. S’agissant de l’exécution des projets programmés, il a été constaté un grand retard dans le lancement des projets, pis encore la grande majorité de ces projets n’avait même pas été lancée, avec l’absence d’initiatives concrètes de la part de certains intervenants concernés pour leur lancement effectif.



 



projet Al Hoceima - Manarat Al Moutawassit



 



Quatre membres du gouvernement et un haut responsable congédiés



Partant de là, de par ses prérogatives constitutionnelles et après détermination des responsabilités, le Roi a décidé un ensemble de mesures et de sanctions à l’encontre de plusieurs ministres et hauts responsables. Quatre membres du gouvernement sont alors congédiés. Il s’agit de :




  • Mohamed Hassad, ministre de l’Éducation nationale, en sa qualité de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement précédent ;

  • Mohamed Nabil Benabdellah, ministre de l’Aménagement du territoire, en sa qualité de ministre de l’Habitat dans le gouvernement précédent ;

  • El Houcine Louardi, ministre de la Santé, en sa qualité de ministre de la Santé dans le gouvernement précédent ;

  • Larbi Bencheikh, secrétaire d’État chargé de la formation professionnelle, en sa qualité d’ancien directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT)



«Sa Majesté a décidé également de mettre fin aux fonctions de Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable», ajoute le communiqué du Cabinet royal.



 



Bannissement de toute nomination à une responsabilité publique



C’est une décision très singulière prise par le Chef de l’État à l’encontre d’anciens membres du gouvernement également concernés par les dysfonctionnements du programme « Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit ». Le roi Mohammed VI a décidé de leur notifier son insatisfaction, «pour n’avoir pas été à la hauteur de la confiance placée en eux par le Souverain et pour n’avoir pas assumé leurs responsabilités, affirmant qu’aucune fonction officielle ne leur sera confiée à l’avenir», précise le communiqué du Cabinet royal. Sont concernés par cette sanction royale :




  • Rachid Belmokhtar Benabdellah, en sa qualité d’ancien ministre de l’Éducation nationale ;

  • Lahcen Haddad, en qualité d’ancien ministre du Tourisme ;

  • Lahcen Sekkouri, en sa qualité d’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports ;

  • Mohamed Amine Sbihi, en sa qualité d’ancien ministre de la Culture ;

  • Hakima El Haiti, ancienne ministre déléguée chargée de l’Environnement.



 



Réactions rares et mitigées



Après ces sanctions royales, rares sont les disgraciés qui ont réagi. Prenant son courage à deux mains, le tonitruant ancien ministre de l’Habitat et secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a critiqué la décision, estimant que les rapports de la Cour des comptes «ne sont pas infaillibles» et qu’on ne peut pas se référer uniquement à ces rapports pour décider d’un limogeage. L’enlisement des projets touristiques du programme « Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit » serait dû au département des Finances qui n’a pas débloqué les 40 millions de DH de crédits destinés à l’Office national marocain du tourisme, selon les dires de l’ancien ministre du Tourisme Lahcen Haddad. Tout en prenant acte de la décision royale qu’il dit “respecter”, le député istiqlalien balaie en revanche d’un revers de main le contenu du rapport de la Cour des comptes, soutenant avoir livré 1000 chambres d’hôtel en plus de trois hôtels à Al-Hoceima : Cala Iris, Quemado et Souani. Interrogé sur son moral suite au communiqué du Cabinet royal, Lahcen Haddad niera catégoriquement avoir été victime d’une dépression nerveuse, affirmant être optimiste concernant son avenir professionnel. Mais la réaction la plus surprenante, qui restera dans les annales de la politique au Maroc, est sans doute celle de Larbi Bencheikh. Limogé de son poste de secrétaire d’État chargé de la formation professionnelle, l’ancien directeur général de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) a déclaré qu’il ne peut qu’être d’accord avec la décision du Roi. «Je n’ai pas été victime d’une injustice, le Roi avait raison et nous ne sommes là que pour servir le pays. La décision de Sa Majesté est une décision juste». L’ex-inamovible patron de la Formation professionnelle avouerait-il avoir conduit ce secteur à la déroute à cause d’une gestion chaotique pendant 16 longues années ?



 



Dans la solitude des désavoués



Si les projets du programme « Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit » sont aujourd’hui presque achevés, à part quelques infrastructures sportives et culturelles qui seront livrées à la fin de l’année 2021, il n’en demeure pas moins que ce plan de développement provincial a mis fin au parcours de plusieurs personnalités désavouées. Si certains des disgraciés sont tombés dans les oubliettes, d’autres tentent tant bien que mal de rebondir.


theatre hoceima

  • Mohamed Hassad : Grand serviteur de l’État, Hassad avait occupé des postes clés à la tête de plusieurs établissements publics dans les années 1980 et 1990 avant d’être nommé wali à plusieurs reprises dans les années 2000 pour arriver au sommet de l’Intérieur en 2013 et enfin ministre de l’Éducation nationale en 2017. Quelques mois après son remerciement, l’ancien ministre fait son comeback au sein du bureau politique du Mouvement populaire. Au mois d’octobre 2019, Hassad fait, sans le vouloir, parler de lui. Un groupe intitulé « le courant du changement » veut élire une nouvelle direction du Parti de l’épi et certains affirment que Mohamed Hassad est à la manœuvre. Ce dernier s’en est défendu auprès des médias «Me croyez-vous sérieusement capable d’être à la manœuvre au regard de mon parcours politique et de mes anciennes responsabilités d’homme d’État ?», s’est interrogé Hassad estimant qu’on utilise et instrumentalise son nom pour se donner une légitimité. Depuis cette mise au point, plus rien. Verra-t-on l’ancien ministre de l’Intérieur prendre part aux préparatifs de son parti pour les prochaines élections ? Possible.

  • Mohamed Nabil Benabdellah : Figure incontournable de la gauche marocaine, Benabdellah a occupé le poste de ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement dans le cabinet Jettou formé en 2002, puis ambassadeur du Royaume à Rome en 2008. Il fera son retour au gouvernement sous Benkirane en 2012 en tant que ministre de l’Habitat a héritera du portefeuille de l’Aménagement du territoire au sein du gouvernement El Otmani en 2016. Son limogeage en 2017 ne l’empêchera pas d’être réélu secrétaire général du PPS en mai 2018. Suite à sa réélection, Benabdellah aura même droit à une audience royale, comme le veut la coutume. En octobre 2019, sa formation politique décide de quitter le gouvernement et de rejoindre les rangs de l’opposition. Mohamed Nabil Benabdellah adopte dès lors une posture critique. Invité régulièrement par les médias, du haut de ses 61 ans, Benabdellah confiera en décembre 2020 que son parcours en tant que SG du Parti du livre arrive à son terme. «Je n’ai plus de valeur ajoutée à fournir. Mais néanmoins, il existe d’autres espaces auxquels je pourrai contribuer et évoluer. J’ai travaillé avec une équipe avec laquelle j’ai récolté plusieurs succès mais aussi essuyé quelques échecs. Il est temps maintenant d’insuffler un sang nouveau et de passer le flambeau à d’autres», a-t-il révélé.



  • El Houcine Louardi : Autre figure du PPS, l’ex-ministre de la Santé n’a pas chômé depuis qu’il a été démis de ses fonctions. Louardi a regagné son poste de chef du service des urgences au Centre hospitalier universitaire Ibn Rochd à Casablanca. Depuis, ses apparitions se font rares. Le 4 mai 2020, en plein confinement, Louardi prendra part à une rencontre virtuelle organisée par la jeunesse progressiste. Il n’hésitera pas à livrer sa vision sur le système de santé et les principaux enseignements à tirer de la pandémie. Il pointera du doigt le manque de moyens dans le secteur sanitaire, fustigeant le fait que le budget du CHU d’une ville en France équivaut à celui du ministère de la Santé au Maroc.

  • Larbi Bencheikh : Ce commis de l’État a une longue carrière dans la gestion des affaires publiques. Bencheikh a occupé plusieurs postes de responsabilité dans la fonction publique dont le poste d’ancien directeur de l’École Hassania des ingénieurs et celui de chef de service dans le département de l’Equipement. En 2001, il sera nommé DG de l’OFPPT, poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination en tant que secrétaire d’État chargé de la Formation professionnelle au sein du gouvernement El Otmani. Après son éjection de l’équipe gouvernementale, il coule une douce retraite en retrait de tous les événements qu’ils soient publics ou privés.

  • Ali Fassi Fihri : C’est le seul haut responsable d’un office public en exercice qui fera partie des personnalités désavouées à cause du programme « Al-Hoceima, Manarat Al Moutawassit ». Après près d’un an et demi de disparition, l’ex-DG de l’ONEE et ex-président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sera repêché par une grande entreprise privée. Il s’agit en l’occurrence du leader national du secteur des matériaux de construction LafargeHolcim Maroc. Détenue par le groupe LafargeHolcim et par le fonds d’investissement royal Al Mada, LafargeHolcim Maroc nomme Ali Fassi Fihri en tant que nouveau président du conseil d’administration le 19 mars 2019. Il sera l’un des rares rescapés d’Al-Hoceima.

  • Rachid Belmokhtar Benabdellah : L’ex-ministre de l’Éducation nationale avait déjà servi au même poste sous le règne de feu Hassan II. Président de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane, on lui confiera à nouveau le poste de ministre de l’Education nationale en 2013. C’est que Belmokhtar avait fait ses preuves quand le Souverain l’avait nommé en 2006 président de l’Observatoire national du développement humain (ONDH). Depuis qu’il a été remercié, Belmokhtar se fait discret. Il ne se prévaut même pas de sa qualité de membre de la commission de fondation de l’Académie Hassan II des sciences et techniques. La seule activité officielle à laquelle il prendra part a eu lieu en octobre 2019 à Essaouira. Belmokhtar inaugure aux côtés de Sophie Primas, présidente de la Commission économique au Sénat français et des PDG du groupe Intermarché et Petit Olivier et de plusieurs représentants de ministères et des autorités locales, le premier village off grid. Il s’agit du village d’Id Mjahdi éclairé grâce à de l’énergie renouvelable produite de manière complètement autonome et non connectée au réseau de l’ONEE. Cherchez le lien…

  • Lahcen Haddad : Lui n’aura pas quitté la scène politique après la colère royale. Il poursuivra ses activités au sein de la 1re Chambre sous l’étiquette de l’Istiqlal avec des sorties de plus en plus virulentes et critiques de la politique gouvernementale. Haddad est très actif sur les réseaux sociaux. Il multiplie les tribunes, publie des ouvrages dans différentes langues et rejoint même l’équipe d’une émission radiophonique en tant que chroniqueur. L’ex-ministre est aussi professeur de management stratégique à l’université Mohammed V de Rabat.

  • Lahcen Sekkouri :  Il aura été l’une des personnalités les plus touchées par « les ministres bashing ». Malgré qu’il n’ait servi qu’un an à la tête du ministère de la Jeunesse et des sports, Lahcen Sekkouri a payé les frais du retard pris dans les projets sportifs d’Al-Hoceima. Fidèle allié de Mohand Laenser, SG du MP, il avait travaillé à ses côtés en tant que chef de cabinet au ministère de l’Urbanisme et au ministère des Sports, et était son conseiller au ministère de l’Intérieur, avant de devenir ministre en 2015 en remplacement de l’autre ministre du MP Mohamed Ouzine. Après son bannissement, le député Sekkouri est omniprésent à la Chambre des représentants dans laquelle il est régulièrement élu depuis 1977.

  • Mohamed Amine Sbihi : Comme son camarade El Houcine Louardi, Mohamed Amine Sbihi est resté actif au sein du PPS. Connu pour sa discrétion, Sbihi ne fait pas d’émules quand il répond présent à certains événements publics. Le 13 mai 2020, il a pris part à une visioconférence sur la fin de l’année scolaire à la lumière de l’état d’urgence sanitaire. L’ancien ministre de la Culture est fin connaisseur du secteur éducatif. Il a exercé en tant que maître de conférences et de professeur à l’Université Mohammed V de Rabat. Il avait aussi était nommé vice-président de l’Université Al Akhawayn et directeur de cabinet de Moulay Ismaïl Alaoui, ancien ministre de l’Education nationale, sans oublier sa fonction de coordonnateur national du secteur de l’Education au sein du parti du livre. Aujourd’hui, en plus de vacations qu’il assure, l’ex-ministre s’occupe aussi de la bibliothèque familiale Sbihi à Salé.

  • Hakima El Haiti : C’est en pleine conférence à Rome que Hakima El Haiti a appris, dans l’incompréhension totale dit-elle, le désaveu royal. Après le séisme politique de 2017, El Haiti a été approchée par un groupe parisien pour un poste de consultante dans la capitale française. Offre qu’elle a déclinée. En décembre 2018, l’ex-ministre déléguée chargée de l’Environnement et ancienne championne du climat revient au devant de la scène politique avec son élection à l’unanimité à Dakar au poste de présidente de l’Internationale libérale. C’est la première femme portée à la tête de cette fédération de 100 partis politiques à travers le monde. Début 2020, El Haiti décide de mettre fin à ses activités politiques à cause de son récent mariage.



 



Après s’être recroquevillés sur eux-mêmes, pendant un long moment, certains ministres et hauts responsables révoqués reprennent leurs activités tant bien que mal. Quand certains responsables proches vous tournent le dos et que des militants de votre propre parti politique vous évitent, il est clair que ce climat n’est pas propice pour que la personne rebondisse. Pour s’éloigner de tout ce qui peut rappeler le séisme politique de 2017, certains hauts responsables désavoués cherchent à renouer avec leurs vocations d’origine, mais aucun d’entre eux ne caresse l’espoir de revenir à la gestion des affaires publiques.



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