Malgré la crise, l’OCP améliore ses marges

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Malgré le contexte de crise due à la pandémie de la Covid-19, les principaux indicateurs de l’Office chérifien des phosphates (OCP) sont au vert en 2020. À fin décembre, le résultat d’exploitation accuse une légère baisse à 6,262 milliards DH (MMDH), contre 6,362 MMDH en 2019, résultant principalement de la charge non récurrente de 3 MMDH relative à la contribution d’OCP au Fonds Spécial national dédié à la pandémie Covid-19, constatée au second trimestre 2020. Le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) a enregistré, quant à lui, la croissance la plus significative avec une hausse de 22% d’une année sur l’autre, pour s’établir à 18,657 MMDH. La hausse des ventes, ainsi que l’efficacité opérationnelle du Groupe se sont traduites par une solide marge d’EBITDA de 33%. L’endettement financier net s’est élevé à 52,324 MMDH, avec un ratio de levier financier ajusté de 2,82 au 31 décembre 2020.
De plus, le phosphatiera annoncé avoir enregistré un chiffre d’affaires de 56,182 MMDH en 2020, en hausse de 4% par rapport à l’année précédente. Dans un communiqué sur ses résultats à fin décembre 2020, l’OCP a expliqué que cette performance s’explique principalement par la hausse des volumes exportés d’engrais et de roche par rapport à 2019.
Par segment, le chiffre d’affaires de la roche a diminué de 2% en 2020, en raison de la baisse des prix combinée à un mix produit moins favorable. Cette baisse a été contrebalancée aussi bien par la hausse des volumes exportés, principalement vers l’Europe et l’Amérique latine, que par la fermeture de certaines unités de production dans le monde en raison de l’impact de la Covid-19, a fait savoir le groupe. Le chiffre d’affaires de l’acide phosphorique a, quant à lui, connu une baisse de 14% par rapport à 2019, impacté aussi bien par la baisse des prix que des volumes. Les volumes de vente ont reculé principalement en Asie, notamment en Inde, où les mesures mises en place pour limiter la propagation de la pandémie ont entraîné une diminution de la production locale d’engrais. En ce qui concerne le chiffre d’affaires des engrais phosphatés, il a augmenté de 12%, malgré la baisse des prix. Cette progression résulte principalement de la hausse des volumes exportés, tirés par une forte demande, notamment en Inde et au Brésil.
Par ailleurs, s’agissant des intrants, l’OCP a fait savoir qu’il a su s’appuyer sur l’efficience de sa stratégie d’approvisionnement qui a été davantage favorisée par la baisse générale des prix du soufre et de l’ammoniac en 2020. Les prix du soufre ont été impactés par des niveaux de stocks élevés en Chine et par l’augmentation des capacités de production, en particulier en Russie, en Arabie saoudite et au Koweït. Les prix de l’ammoniac ont suivi la même tendance baissière du fait de la montée en puissance de nouvelles capacités de production aux États-Unis, en Russie et en Indonésie. Ainsi, la marge brute pour la période, s’est élevée à 36,426 MMDH, contre 34,225 MMDH un an plus tôt, la baisse des prix des intrants, principalement le soufre, ayant largement neutralisé la baisse des prix sur les trois segments de la roche, de l’acide et des engrais.
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