L’économie bleue en temps de guerre : pourquoi l’environnement disparaît-il de l’équation des détroits stratégiques ?

Avec l’intensification des conflits militaires dans les détroits stratégiques et en mer Méditerranée, les questions environnementales ont presque disparu du débat international. Entre les risques de marées noires, la pollution sonore et la perturbation des écosystèmes marins, les océans deviennent des victimes silencieuses de guerres où la sécurité et la géopolitique prennent le pas sur la biodiversité.

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Tribune

Mohammed Tafraouti

Activiste environnemental, spécialiste des questions oasiennes et du développement durable

Temps de lecture : Publié le 31/03/2026 à 13:49
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Une réalité amère après les sommets environnementaux

Alors que les sommets internationaux consacrés à la protection des océans et du climat se succèdent, les corridors maritimes vitaux continuent de payer le prix des décisions des grandes puissances, tandis que les écosystèmes marins deviennent des victimes silencieuses.

Pollution of the marine environment
Pollution marine © DR

En passant avec inquiétude d’un média à l’autre, je ressens lassitude et désespoir face à une scène internationale qui s’est transformée, dans nombre de ses détails, en un foyer dangereux de pollution, à la fois pour la conscience collective et pour l’environnement. Après une série de sommets environnementaux ponctués de recommandations brillantes et d’initiatives prometteuses, nous revenons rapidement au point de départ, voire pire que le point de départ. Des scènes douloureuses montrent des êtres humains issus d’une même humanité incapable de vivre dans la paix et l’harmonie, mais transformés, par les politiques et les conflits, en « ennemis les uns des autres ». Haine, faim, pauvreté, destruction, disparition… comme si rien ne s’était passé. Comme si toutes ces conférences organisées sous les slogans de protection des océans et du climat n’avaient été que des bulles médiatiques éclatant au premier test géopolitique.

Ici, dans le détroit d’Ormuz, où les routes du pétrole croisent les lignes de feu, se révèle la contradiction la plus douloureuse. Là-bas, dans les eaux de la mer Méditerranée, où se disputent projets gaziers et influences militaires, la même contradiction se répète. Tandis que les sommets sur le climat et les océans se tiennent dans des salles luxueuses, la destruction environnementale est reproduite chaque jour au nom de la sécurité nationale et de la dissuasion militaire. Combien de temps encore la mer restera-t-elle l’otage des conflits ? Et où vont les promesses de protection des océans en temps de guerre ?

Nouvelles dynamiques : lorsque l’océan devient un champ de bataille

Le monde connaît une politisation croissante des espaces maritimes. Les détroits et les voies navigables ne sont plus seulement des routes commerciales ou des écosystèmes fragiles : ils sont devenus des lignes de front pour les conflits régionaux et internationaux. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, se transforme périodiquement en point de friction militaire, entre menaces de fermeture et attaques contre des navires liés aux tensions régionales.

À l’autre extrémité de la carte, la mer Méditerranée devient un théâtre complexe de rivalités. Du détroit de Gibraltar aux côtes libyennes et syriennes, les conflits autour de la délimitation des zones économiques exclusives se mêlent à l’exploration du gaz naturel, dans un contexte de forte présence militaire de l’OTAN et de bases navales concurrentes. Les tensions entre la Turquie, la Grèce et Chypre, le conflit en Libye et la présence russe en Méditerranée orientale font de cette mer antique un creuset où les intérêts géopolitiques s’entrechoquent, au détriment d’un système écologique fragile.

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Détroit d'Ormuz © DR

Les conséquences environnementales des conflits : le grand oubli

C’est ici que se révèle la grande contradiction. Alors que les conférences internationales appellent à une économie bleue durable et à un océan qui ne connaît pas de frontières, les pratiques réelles reproduisent les frontières par la force et ajoutent même de nouvelles lignes de menace environnementale. L’escalade militaire dans les voies navigables menace la navigation et exerce une pression accrue sur des écosystèmes déjà fragilisés par la pollution, le réchauffement climatique et la surexploitation humaine.

Lorsque l’on évoque les tensions dans le détroit d’Ormuz ou en Méditerranée, la dimension environnementale reste la grande absente des analyses dominantes. Pourtant, la guerre, même avant d’éclater, laisse des traces écologiques durables.

Dans le détroit d’Ormuz, toute confrontation militaire visant les pétroliers ou les installations énergétiques pourrait provoquer des marées noires massives, extrêmement difficiles à contenir dans un passage maritime étroit et relativement peu profond. La catastrophe écologique ne se limiterait pas aux côtes de l’Iran, d’Oman et des Émirats arabes unis ; elle toucherait aussi les zones humides et les récifs coralliens uniques du golfe Arabo-Persique, déjà fragilisés par des températures record et une salinité croissante.

En mer Méditerranée, la situation apparaît encore plus complexe. Des années de conflit en Libye et en Syrie ont entraîné le naufrage de navires et de cargaisons de carburant, la fuite de substances dangereuses provenant d’installations pétrolières endommagées, ainsi qu’une pollution chronique liée aux exercices militaires et aux mouvements navals intensifs. La crise migratoire sans précédent, accompagnée d’opérations de recherche et de sauvetage et de mesures sécuritaires renforcées, a également exercé une pression supplémentaire sur des zones marines sensibles. Quant à l’exploration gazière par prospections sismiques, elle génère une pollution sonore qui perturbe la communication et la navigation des mammifères marins, tels que les dauphins et les baleines, sans parler de ses effets sur les stocks halieutiques dont dépendent des millions de pêcheurs.

Les deux bassins subissent ainsi une pression double. Ils souffrent déjà des effets du changement climatique, hausse des températures de l’eau, acidification des océans et élévation du niveau de la mer. L’ajout des pressions liées aux conflits militaires et aux activités associées rend la capacité de résilience des écosystèmes presque impossible.

Med Mosaic : lorsque l’initiative civile affronte la destruction des mers en temps de guerre

L’experte en environnement marin, Mme Mona Samari, souligne que : « La mer Méditerranée relie tous les pays de la région. La dégradation de l’environnement dans un pays devient rapidement un problème pour tous. Traiter les questions environnementales dans des périodes difficiles ne signifie pas ignorer les conflits, mais documenter une autre crise qui façonnera l’avenir de la région pendant des décennies. »

Mona samari
Dr Mona Samari

Elle ajoute : « Le secteur des médias traverse déjà une crise mondiale. Le journalisme environnemental est souvent la première victime, alors même qu’il constitue l’un des domaines les plus importants pour l’avenir de la région. Les défis environnementaux, perte des moyens de subsistance des pêcheurs, fragilisation croissante des communautés côtières et intensification de la compétition pour les ressources marines, pourraient devenir des enjeux de sécurité pour la prochaine génération. »

Ces propos rejoignent le travail de l’initiative Med Mosaic, qui se concentre sur les questions marines touchant les pays en situation de conflit ou de post-conflit dans la région méditerranéenne. L’initiative s’intéresse notamment à des phénomènes tels que l’augmentation de la pêche à la dynamite au Liban, en Syrie et en Libye.

Analyse juridique : la guerre contre le droit de l’environnement

Le Dr Mohamed BELMAHI, expert juridique marocain spécialisé en droit public, estime que la situation révèle une défaillance persistante de la gouvernance environnementale internationale. Selon lui, les conflits armés mettent en évidence les limites actuelles du droit international de l’environnement. Lorsque les questions de sécurité et d’énergie deviennent prioritaires, la protection des écosystèmes marins est souvent reléguée au second plan, malgré les engagements internationaux en matière de biodiversité et de protection des océans.

Docteur Mohamed belmahi
Dr Mohamed BELMAHI

Il souligne que la protection des océans dans les zones de tension géopolitique nécessite le renforcement de mécanismes juridiques internationaux capables d’intégrer la dimension environnementale dans les politiques de sécurité et la gestion des crises. La relation entre guerre et environnement est aujourd’hui l’une des problématiques juridiques les plus complexes du système international contemporain.

Les conflits armés modernes, ajoute-t-il, ne se limitent plus à affecter les infrastructures ou les populations civiles ; ils touchent également les écosystèmes marins et terrestres. Le ciblage des installations pétrolières, l’entrave à la navigation dans les détroits stratégiques ou l’intensification des activités militaires navales peuvent entraîner des dommages environnementaux graves et durables.

Le droit international, bien qu’il comporte certaines dispositions protectrices, présente encore des lacunes évidentes. Le droit international humanitaire inclut des principes généraux visant à protéger l’environnement pendant les conflits armés, notamment l’interdiction de causer des dommages étendus, durables et graves à l’environnement, mais le véritable problème réside dans la faiblesse des mécanismes d’application et l’absence de systèmes de contrôle efficaces, en particulier dans les zones maritimes sensibles.

Le principal défi juridique consiste à intégrer de manière contraignante les considérations environnementales dans les décisions militaires et stratégiques, en particulier dans les voies navigables internationales. La protection de l’environnement marin ne devrait pas rester une question secondaire en période de crise, mais devenir une composante essentielle de l’architecture de sécurité internationale.

En définitive, la protection des mers dans les zones de conflit n’est plus seulement une question environnementale ; elle constitue également une question juridique et éthique liée à l’avenir de la sécurité environnementale mondiale.

Société civile et ONG : entre encadrement local et silence stratégique

Dans les zones de tension comme le détroit d’Ormuz et la Méditerranée orientale, les organisations de la société civile et les ONG font face à plusieurs dilemmes structurels.

Le premier est l’encadrement sécuritaire : les préoccupations environnementales sont souvent absorbées par la logique de la « sécurité nationale », toute discussion sur l’impact environnemental des conflits étant perçue comme une menace sécuritaire ou une divulgation d’informations sensibles.

Le deuxième est la fragmentation régionale. La présence de la société civile dans le Golfe ou en Méditerranée orientale est dispersée. Des organisations environnementales existent aux Émirats arabes unis, à Oman, en Iran, en Grèce ou en Turquie, mais la coordination transfrontalière demeure quasi inexistante en raison des tensions politiques.
Le troisième est la crise du financement. Les financements internationaux privilégient les projets d’« économie bleue » ou d’« énergie propre » dans des régions relativement stables, tandis que les initiatives visant à surveiller la pollution liée aux activités militaires ou à se préparer aux grandes marées noires dans les zones de conflit restent largement marginalisées.

Les médias : entre escalade et silence

Les médias sont confrontés à un double dilemme. Lorsqu’un incident survient, par exemple l’attaque d’un pétrolier dans le détroit d’Ormuz ou un affrontement naval en Méditerranée, la couverture médiatique se concentre sur les dimensions géopolitiques et les fluctuations des prix de l’énergie, tandis que la dimension environnementale disparaît presque totalement ou n’est mentionnée que brièvement.

Dans les périodes de « ni guerre ni paix », un silence systématique domine. Les enquêtes approfondies sur la pollution chronique liée à la présence militaire, la dégradation des écosystèmes due aux exercices militaires répétés ou l’impact persistant des mines marines héritées des conflits passés sont rares.

Ce qui rapproche le détroit d’Ormuz et la mer Méditerranée, malgré leurs contextes différents, est une même logique : la politisation de l’espace maritime au détriment de sa durabilité.

Dans les deux bassins, les voies maritimes deviennent des théâtres de confrontation, et l’environnement marin se retrouve prisonnier des calculs de puissance et d’influence.

Le véritable défi n’est pas seulement de multiplier les engagements lors des sommets océaniques, mais de construire des mécanismes capables de faire de la protection des mers une logique résistante à la guerre.

Car si la mer ne reconnaît pas les frontières, nos actions resteront inefficaces tant que nous n’aurons pas affronté la nouvelle réalité : les frontières politiques se redessinent par la force en mer, et c’est l’écosystème dont dépend toute l’humanité, du Golfe arabo-persique aux rivages de la Méditerranée, du détroit d’Ormuz à Gibraltar, qui en paie le prix.
Soyons-nous reconnaissons que l’environnement marin est la victime silencieuse des guerres, soit nous continuons d’assister à la catastrophe en répétant des slogans qui ne se traduisent jamais en action.

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