Sessions d’habilitation à la vie conjugale : quel intérêt ?
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Dans le but d’habiliter les jeunes au mariage, une convention de partenariat tripartite a été signée, lundi 17 octobre à Salé, entre l’Association marocaine de planification familiale (AMPF), l’Ordre national des adouls au Maroc et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
À travers cette convention, l’AMPF souhaite renforcer les capacités des adouls en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR), former un groupe de formateurs dans ce domaine pour habiliter les jeunes au mariage, ainsi qu’organiser des campagnes d’information et de sensibilisation dans les différents domaines des SSR, y compris la planification familiale en milieu rural.
De leur côté, l’Ordre national et les Conseils régionaux des adouls s’engagent notamment à faciliter l’accès des jeunes au livret de l’habilitation au mariage, à identifier les bénéficiaires des formations de renforcement des compétences en termes de santé reproductive, mais aussi à former et sensibiliser les jeunes en âge de mariage sur ces thématiques.
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Les sessions d’habilitation à la vie conjugale contribuent à la stabilité de la société
Dans une allocution lue en son nom lors de la cérémonie de signature de la convention tripartite, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a affirmé que faire bénéficier les époux de «sessions d’habilitation qui les préparent à la vie conjugale, à l’éducation sexuelle, à la santé reproductive et à la planification familiale» contribuera à la stabilité de la société.
De telles sessions ont des retombées positives en ce sens qu’elles aident à «construire des familles saines et assurer leur durabilité» et permettent de réduire l’incidence élevée des divorces parmi les jeunes mariés, a-t-il estimé.
Le ministre a en outre précisé que depuis l’entrée en vigueur de la Moudawana, le nombre des actes de mariage a augmenté significativement, passant de 236.574 mariages en 2004 à 269.978 en 2021. Le responsable impute cette hausse aux «actions entreprises en termes de sensibilisation aux dispositions de la Moudawana et à la prise de conscience des citoyens quant à l’importance d’authentifier les contrats de mariage pour protéger les droits des époux et des enfants».
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Une attention particulière accordée au mariage des mineurs
Le ministre a indiqué que son département accorde une attention particulière au mariage des garçons et des filles n’ayant pas atteint l’âge légal. Il a ajouté qu’un ensemble de mesures et de procédures ont été prises pour la mise en œuvre optimale des dispositions liées à ce type de mariage.
Les efforts engagés pour endiguer le mariage des mineurs, que ce soit par le ministère de la Justice, les autres départements ministériels ou les organisations de la société civile, ont eu des «résultats très positifs», s’est félicité Ouahbi. Il a de plus noté que les statistiques montrent une baisse nette de ce type de mariage d’une année à l’autre par rapport au nombre total de mariages.
Le responsable gouvernemental a par ailleurs indiqué que les actes de mariage de mineurs qui ont été au nombre de 26.298 en 2017, soit 9,9% des mariages, ont connu une baisse en 2018 pour s’établir à 25.514. La baisse s’est accentuée au cours de l’année 2019 avec un total de 20.738 actes.
Cette tendance à la baisse a été consacrée au cours de l’année 2020 qui a enregistré 12.600 actes, tandis que l’année 2021 a connu une courbe ascendante avec 19.369 actes, ce qui représente 7,2% du total des mariages conclus.
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Légère baisse des divorces « Talaq et Tatliq »
Les divorces « Talaq et Tatliq » ont également connu une légère baisse depuis l’entrée en vigueur de la Moudawana, passant de 26.914 divorces en 2004 à 20.372 en 2020, avant de repartir à la hausse en 2021 avec 26.257 actes, a précisé le ministre.
Et d’ajouter que les divorces à l’amiable représentent la plus grande part de divorces, passant de 1.860 cas en 2004 à 20.655 en 2021, ce qui représente 77% du nombre total de divorces.
Le chef du département a souligné que les cas de Tatliq (divorce judiciaire, à l’initiative de la femme) ont connu une augmentation exponentielle d’une année à l’autre, passant de 7.213 jugements en 2004 à 62.686 en 2021. Le pourcentage de jugements de divorce pour discorde (Chikak) constitue, quant à lui, 99% du total des jugements de Tatliq rendus.
Selon Ouahbi, cette hausse est due à plusieurs facteurs liés notamment aux représentations sur le mariage, à la sous-estimation des répercussions du mariage précoce sur la santé physique et psychologique et à l’absence de programmes d’habilitation des futurs mariés pour les sensibiliser à l’importance de l’institution du mariage et de la famille.
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