La presse arabophone (hebdos) du samedi 16 mai 2026

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Virus Hanta : inquiétudes sanitaires | Régime Tayibat et choc des prix | Le Maroc, acteur du sauvetage maritime | La césarienne en débat | Mondial 2026, entre ouverture et dérive | Brésil–Maroc, un duel récurrent

AL OUSBOUE : Virus Hanta : inquiétudes sanitaires. L’émergence du virus Hanta, transmis par les rongeurs, ravive les inquiétudes à l’échelle internationale et réactive le souvenir récent de la pandémie de Covid-19. Au Maroc, la position du ministère de la Santé suscite le débat. Contrairement à plusieurs pays ayant renforcé leur vigilance, le risque demeure minimisé, rappelant la communication adoptée durant la précédente pandémie. Cette attitude alimente les critiques et soulève la question d’un éventuel transfert de la gestion sanitaire au corps militaire, jugé plus apte à anticiper les crises. Les préoccupations persistent sur la capacité du système actuel à faire face rapidement aux menaces infectieuses émergentes.

 

AL MICHAAL : Régime Tayibat et choc des prix. Le régime « Tayibat », popularisé par un médecin égyptien récemment décédé, s’impose progressivement dans les habitudes de consommation et perturbe certains équilibres du marché marocain. Il encourage les consommateurs à se détourner de certains produits, dans un contexte marqué par la hausse des prix. Amplifiée par les réseaux sociaux, cette tendance prend la forme d’un boycott diffus contre l’inflation. Elle a notamment contribué à une baisse significative du prix des œufs, tombés entre 50 et 80 centimes, sous l’effet d’une offre abondante et d’une demande en recul. Ce phénomène illustre l’influence grandissante du numérique sur les comportements d’achat et la volatilité des marchés alimentaires.

 

AL ANBAE : Le Maroc, acteur du sauvetage maritime. Le Maroc renforce son rôle régional dans le domaine du sauvetage maritime, avec plus de 19.000 personnes secourues en deux ans. Cette performance s’appuie sur une surveillance étendue de ses espaces maritimes et sur des dispositifs combinant ressources humaines qualifiées et moyens technologiques. Engagé au sein de l’Organisation maritime internationale, le pays applique les standards internationaux en matière de sécurité en mer. Il poursuit également le développement d’une stratégie intégrée visant à moderniser ses équipements et à renforcer les compétences, confirmant ainsi son positionnement dans la gestion des opérations de secours maritime.

 

AL AYYAM : La césarienne en débat. Au Maroc, la césarienne fait l’objet de nombreuses interrogations, à la croisée des enjeux médicaux, économiques et sociaux. Initialement pensée comme une alternative encadrée pour certaines situations à risque, elle est aujourd’hui largement répandue, représentant près de 80% des accouchements, dépassant largement la recommandation de l’OMS fixée à 15%. Entre indication médicale et recours de convenance, la frontière apparaît de plus en plus floue. Dans ce paysage, le rôle du corps médical est souvent central dans la décision, laissant parfois peu de place au choix des femmes. Cette progression interroge la médicalisation croissante de l’accouchement et les dynamiques économiques qui peuvent influencer les pratiques obstétricales.

AL OUSBOUE : Mondial 2026, entre ouverture et dérive. L’élargissement de la Coupe du monde 2026 à davantage de sélections suscite le débat et divise les observateurs. La FIFA y voit une avancée vers plus d’inclusion, mais des voix dénoncent une baisse du niveau sportif et une perte de l’identité de la compétition. À ces réserves s’ajoutent les tensions géopolitiques et la hausse des coûts de voyage qui menacent aussi le caractère populaire du Mondial. Malgré ces inquiétudes, les organisateurs défendent une édition présentée comme plus universelle, offrant une opportunité historique aux petites nations tout en préservant l’esprit universel du football.

 

AL MOUNTAKHAB : Brésil–Maroc, un duel récurrent. Les clubs marocains entretiennent une relation particulière avec les équipes brésiliennes, qu’ils retrouvent régulièrement sur la scène internationale. Ces confrontations ont donné lieu à des résultats globalement honorables, entre victoires, matchs nuls et défaites, confirmant la compétitivité du football marocain à l’échelle africaine et mondiale. À travers cette constance, les formations brésiliennes sont devenues des adversaires familiers, témoignant de l’intégration durable des clubs marocains dans les grandes compétitions.

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