La presse arabophone du 3 mai 2021
Al Ahdath Al Maghribya : Bourita met l’Espagne face à ses contradictions. La crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne prend une nouvelle tournure. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a haussé le ton dans une interview accordée à l’agence de presse espagnole EFE. Le Maroc n’a, en effet, pas reçu de réponse convaincante de l’Espagne par rapport à l’affaire Brahim Ghali, chef du Polisario, que l’Espagne a accueilli sur son sol pour son hospitalisation, alors qu’il est poursuivi pour plusieurs crimes commis notamment contre des Espagnols. Bourita a été très clair et ferme dans ses propos. Il a demandé des réponses urgentes de la part de l’Espagne, qu’elle assume ses choix, ses responsabilités et qu’elle soit claire vis-à-vis du Maroc. «Il faut être clair. Nous attendons des réponses. Nous nous demandons pourquoi le Maroc est ignoré lorsqu’il s’agit de questions liées à l’Algérie, au Polisario et au conflit autour du Sahara. Mais dès qu’il s’agit de questions sécuritaires liées à l’immigration clandestine, le Maroc est alors qualifié par les Espagnols de voisin et de partenaire stratégique», se demande Bourita.
Al Akhbar : Abdellatif Ouahbi à l’origine d’une nouvelle crise au PAM. Une nouvelle crise plane sur le Parti authenticité et modernité (PAM). Le Secrétaire général du parti, Abdellatif Ouabi, fait depuis plusieurs jours l’objet de critiques acerbes de la part de plusieurs membres, notamment des leaders du PAM. Ouahbi aurait profité du gâteau des accréditations qu’il a accordées à des proches de manière unilatérale et dans des conditions floues. Cela a mis en colère plusieurs membres du parti, notamment au niveau régional et a poussé certains à changer de casquette partisane à l’approche des élections.
Assabah : Taux d’intérêt et avidité des banques. Malgré un taux directeur de Bank Al-Maghrib de 1,5%, les banques marocaines imposent à leurs clients des taux d’intérêt extrêmement élevés, parmi les plus chers si on effectue un benchmark de pays comparatifs. Ces taux dépassent parfois les 7%, alors que dans certains pays, ils avoisinent 2%. Face à l’absence d’une régulation efficace de ce secteur, les banques font la pluie et le beau temps et les clients n’ont pas le choix que de subir ces taux d’intérêts exagérément élevés. Ces intérêts contribuent à hauteur de dizaines de milliards de dirhams aux bénéfices annuels du secteur. Cette situation serait sur le point de changer. Le gouvernement vient de présenter le projet de loi 51-20 qui modifie la loi régissant le secteur, et où dans son article 51, on donne la possibilité au ministre de l’Économie et des Finances de limiter ces taux d’intérêt à un seuil acceptable, prenant en compte plusieurs considérations d’ordre social et économique.
Bayane Al Yaoume : Le quart des cafés et restaurants ont mis la clé sous le paillasson. L’Association nationale des propriétaires de cafés et restaurants au Maroc a envoyé un long plaidoyer au gouvernement pour l’alerter sur la situation catastrophique que traverse la corporation à cause de la crise du Covid-19. L’association fait état d’une faillite de 25% des cafés et restaurants au Maroc, un chiffre très inquiétant qui remet sur la table les problèmes structurels du secteur. L’association a demandé au gouvernement de prendre des décisions urgentes afin de soutenir ce secteur qui fait travailler des centaines de milliers de Marocains, ainsi que d’autres métiers transverses. Parmi les points sur lesquels le gouvernement doit se pencher en priorité, figurent les lois régissant le secteur, la fiscalité et la relation qu’entretient le Fisc avec la corporation, une relation qui a causé plusieurs faillites, regrette l’association.
Al Massae : Les Souiris demandent une intervention urgente de la Cour des comptes. La Cour des comptes semble être le dernier recours pour la société civile de la ville d’Essaouira. Cette dernière a envoyé plusieurs correspondances aux ministères de l’Intérieur et de l’Habitat pour les alerter sur les multiples dysfonctionnements observés dans la réalisation du programme complémentaire de réhabilitation et de mise en valeur de l’ancienne médina d’Essaouira. Des correspondances qui sont restées lettre morte. Les associations de la ville ont donc demandé à Zineb El Adaoui, Présidente de la Cour des Comptes, d’intervenir d’urgence pour mettre fin à ce crime urbain contre la ville. Les dysfonctionnements toucheraient, selon les associations, les travaux d’assainissement et d’électrification, l’aménagement de la voirie, en plus d’une réhabilitation anarchique des anciens bâtiments qui ne respecteraient pas l’identité de la ville.
Assahraa Al Maghribiya : Le magazine Elle qualifie de «miracle» la campagne marocaine de vaccination. L’hebdomadaire français Elle est revenu sur le succès de la campagne nationale de vaccination qu’il qualifie de «miracle». Selon le magazine, le secret de cette réussite réside dans l’approche locale adoptée par l’État marocain. En effet, le Maroc a opéré une campagne très large et visant toutes les régions, même celles enclavées, grâce à la mise en place de 3.047 sites de vaccination, en plus de 10.017 unités mobiles qui ont été souvent amenées à se rendre chez les habitants pour les vacciner. Cette approche a permis au Maroc de dépasser des pays européens qui ont débuté la campagne avant le Royaume, et de le positionner au premier rang africain et dans le top 10 mondial.
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