Pollution de l’air et santé : il est temps d’agir !

Avatar de Khadija Shaqi

Temps de lecture :

pollution airImage d'illustration © DR

A
A
A
A
A

Le 7 septembre marque la “Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus”. Ces dernières années, la qualité de l’air se détériore à cause de la pollution et des émissions de CO2. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 99% de la population mondiale respire aujourd’hui un air pollué, appelant à une mobilisation collective de tous les pays pour lutter contre ce fléau.

Depuis novembre 2019, l’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé que le 7 septembre de chaque année sera consacré à la “Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus”.

Pour cette année, le thème est “l’air que nous partageons”, et se focalise sur deux questions phares : le problème du climat et celui de la santé. Nul ne peut nier que la pollution de l’air provoque des maladies, parfois, mortelles. Et ses effets économiques et environnementaux sont loin d’être négligeables.

Selon l’ONU, neuf personnes sur dix respirent aujourd’hui un air pollué, entrainant le décès de sept millions de personnes annuellement à travers le monde, surtout dans les pays en voie de développement. 3,2 millions décèdent en raison de l’air intérieur pollué et 3,8 millions de l’air extérieur pollué.

Lire aussi : Protection des eaux internationales : des actions urgentes s’imposent

Les polluants nocifs

La pollution de l’air est le résultat de plusieurs produits naturels ou chimiques ou encore d’émissions industrielles. Les polluants naturels sont des particules vivantes (bactéries, virus, champignons microscopiques), des gaz (dioxyde de carbone, oxydes de souffre, radon) et des particules minérales (cendres volcaniques, embruns marins, érosion des sols). Mais parmi les autres polluants, beaucoup plus meurtriers et difficiles à contrer, on cite les déchets des usines, les déchets humains, la fumée que dégagent les voitures et le tabac, ainsi que la production, raffinage et distribution dans le secteur de l’énergie, entre autres.

Ces activités émettent certains polluants atmosphériques, tels que le carbone noir, le méthane et l’ozone troposphérique. Ces derniers sont des polluants climatiques à courte durée de vie. En revanche, ils sont responsables d’un taux de mortalité important et du changement climatique qui affecte tous les aspects de l’écosystème terrestre.

En 2019, au Maroc, une enquête nationale menée par le ministère de la Santé a révélé que 28 Marocains perdent quotidiennement la vie à cause de la pollution de l’air.

Lire aussi : Changement climatique : quel impact sur notre santé ?

Quelles mesures faut-il prendre ?

En raison de l’augmentation des maladies et des décès liés au climat, les organisations et les professionnels de santé ont multiplié les initiatives de sensibilisation. Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politique et système de santé, précise que la pollution dans les espaces clos peut être éliminée. «Il faut aérer son domicile 10 à 15 min le matin et le soir en ouvrant les fenêtres pour renouveler l’air et réduire, considérablement, le degré de pollution interne». Aussi, l’intervenant appelle à éviter les énergies qui ne sont pas renouvelables chez soi.

Pour préserver la planète de la pollution de l’air, Tayeb Hamdi recommande d’utiliser les énergies renouvelables qui sont plus écologiques et de recycler tous les types de déchets. «L’air que nous respirons est partagé avec tout le monde. Nous devons agir ensemble pour le protéger». 

Dernier articles
Les articles les plus lu
Intempéries : un dispositif structuré pour le retour des habitants à Sidi Slimane

Société - Les autorités locales mettent en œuvre un dispositif structuré pour faciliter le retour des habitants à Sidi Slimane après les intempéries.

Mouna Aghlal - 14 février 2026
L’agence Bayt Mal Al-Qods Acharif lance sa campagne sociale à l’approche du Ramadan

À l'approche du Ramadan, l'Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif lance une campagne de 5 000 paniers alimentaires, 20.000 repas d’Iftar quotidiens.

Mouna Aghlal - 14 février 2026
Le CHU Mohammed VI d’Agadir clarifie les circonstances de décès d’un patient

Société - Le CHU Mohammed VI d'Agadir explique les circonstances du décès d'un patient survenu le 14 octobre. Détails à découvrir.

Mouna Aghlal - 14 février 2026
Intempéries : un plan intégré pour organiser le retour des habitants à Ksar El Kébir

Société - Les autorités de Larache annoncent un plan pour faciliter le retour des habitants à Ksar El Kébir après les intempéries.

Mouna Aghlal - 14 février 2026
Maroc ou le grand paradoxe hydrique ?

Dossier - Après des années de sécheresse, le Maroc a brutalement changé de décor hydrique en quelques semaines. Comment le pays gère-t-il ses ressources en eau ?

Sabrina El Faiz - 14 février 2026
Bulletin d’alerte météo : fortes intempéries attendues de vendredi à samedi

Société - La DGM annonce des intempéries majeures affectant plusieurs provinces ce week-end. Restez informés et préparez-vous.

Mouna Aghlal - 13 février 2026
Voir plus
Manifestations de la « GenZ 212 » : 60 personnalités marocaines exhortent le Roi à engager des réformes profondes

Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.

Hajar Toufik - 8 octobre 2025
Travaux : les Casablancais n’en peuvent plus !

Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.

Sabrina El Faiz - 12 avril 2025
Manifestations de la « GenZ 212 » : appel à boycotter les entreprises liées à Akhannouch

Société - Les manifestations de la « GenZ 212 », poursuivent leur mobilisation à travers un appel au boycott des entreprises liées à Aziz Akhannouch.

Ilyasse Rhamir - 7 octobre 2025
Mariages marocains : l’amour au prix fort

Société - Au Maroc, on peut rater son permis de conduire, son bac… Mais rater son mariage ? Inenvisageable !

Sabrina El Faiz - 23 août 2025
La classe moyenne marocaine existe-t-elle encore ?

Dossier - Au Maroc, pour définir le terme classe moyenne, nous parlons de revenus. Cela ne veut pourtant plus rien dire.

Sabrina El Faiz - 5 juillet 2025
Le Maroc des voisins qu’on n’a pas choisis

Dossier - Les voisins ont bien changé. Les balcons étaient les réseaux sociaux d’antan. On y partageait les breaking news du quartier et les hommes étaient aussi bien surveillés que les enfants !

Sabrina El Faiz - 12 juillet 2025
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire