Marhaba 2023 : les MRE face à la cherté des billets

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Le Maroc lance la semaine de l’investissement de sa diaspora à Beni MellalOpération Marhaba de transit © DR

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À l’approche de l’été et des vacances scolaires, les Marocains du monde se préparent déjà pour leur retour à la mère patrie. Et pour rentrer, ils disposent de deux options : l’avion ou le ferry. Des billets qui peuvent fortement impacter leur budget, puisque leur escapade cet été pourrait coûter sensiblement plus cher qu’espéré.

Les ressortissants marocains résidant à l’étranger sont nombreux à s’inquiéter des tarifs mirobolants pratiqués par les compagnies aériennes et maritimes. Alors qu’ils s’apprêtent à réserver leurs places pour Marhaba 2023, ils ont été surpris de voir les prix des billets d’avion et de bateau plus chers que d’habitude.

Malgré les prix élevés, beaucoup d’entre eux préfèrent réserver maintenant et éviter ainsi de prendre le risque de ne pas trouver de places pour un départ cet été suite à la forte demande. Dans ce contexte, les Marocains du monde s’impatientent et crient leur colère sur les réseaux sociaux.

Des billets d’avion exorbitants

Les tarifs proposés par les compagnies aériennes et maritimes sont trop chers. Une situation dénoncée par les Marocains du monde qui se voient contraints de débourser une fortune pour un retour au pays cet été.

Certes, il est difficile d’estimer précisément les tarifs appliqués par les différentes compagnies de transport, car ils dépendent d’une variété de facteurs, comme le jour et l’heure de réservation, l’aéroport/le port de départ et d’arrivée, les taux de remplissage des avions ou des bateaux, les services supplémentaires demandés ou encore les bagages en soute.

Néanmoins, une simulation réalisée par LeBrief permet d’avoir une idée de ce que peut être le tarif d’un aller-retour New York-Casablanca, par exemple au mois de juillet, pour une famille de quatre personnes, à savoir deux adultes et deux enfants âgés de 2 à 12 ans. `

En effet, le prix le moins élevé affiché par la compagnie nationale Royal Air Maroc est de 47.000 DH, alors que l’absence de compagnies low-cost ne permet pas de faire jouer la concurrence à la baisse. La tendance est similaire lorsque l’on s’intéresse aux départs depuis une ville européenne. Exemple : pour un vol Paris Orly-Rabat, il faut compter environ 30.000 DH pour une famille de quatre personnes avec RAM. Pas de quoi arranger donc la situation du portefeuille des MRE.

Divers facteurs peuvent en effet expliquer cet envol des prix. Dépendant du pétrole pour son fonctionnement, le secteur aérien souffre de l’explosion des prix du carburant due notamment à la guerre en Ukraine. Le Maroc n’est pas épargné par ce phénomène. Il faut savoir que le kérosène représente 30% du coût total d’un billet, sans oublier le phénomène des réservations tardives, puisque les voyageurs ont tendance à réserver leur place de plus en plus tard.

Lire aussi : Marhaba 2023 : vers la digitalisation des services douaniers

Des traversées moins chers en bateau, mais…

Pour les nombreux Marocains installés en Europe qui prévoient de voyager en bateau durant la saison estivale, ils disposent d’une multitude d’offres pour les traversées, eux qui peuvent choisir entre l’Espagne (Algésiras, Motril et Almeria), la France (via Sète) ou l’Italie (Gênes), ce qui est forcément synonyme d’une baisse des prix.

Ainsi, une simple estimation permet d’avoir une idée sur le tarif au départ d’Algésiras pour Tanger-Med. Toujours pour une famille de quatre personnes avec une petite voiture, il faut prévoir minimum entre 4.500 et 5.000 DH pour une traversée aller-retour pendant le mois de juillet. À cela s’ajoutent les autres dépenses de carburants et péages, entre autres pour la diaspora marocaine, notamment celle établie en Belgique ou aux Pays-Bas.

Marhaba 2023 sur de bons rails

Rappelons que les préparatifs pour l’opération Marhaba 2023 vont bon train. La commission mixte maroco-espagnole de Transit s’est réunie la semaine dernière à Madrid, où les membres ont discuté des dispositifs mis en place par les deux parties afin de garantir les meilleures conditions du déroulement de l’opération de transit, surtout en termes de fluidité, de sécurité et de sûreté, des mesures d’assistance et de proximité, des actions de communication, ainsi que des mesures de prévention et de vigilance sanitaires.

Le dispositif comprend un plan de flotte cohérent, intégrant 32 navires et 9 opérateurs maritimes, desservant 12 lignes maritimes offrant une capacité journalière de plus de 45.529 passagers et 12.357 véhicules sur la ligne Tanger Med-Algésiras. Cela correspond à une évolution de 8% par rapport à l’année dernière, et un investissement de plus de 300 millions de DH (MDH) pour la mise à niveau des infrastructures portuaires à Tanger Med, Nador, Al-Hoceima et Tanger ville, ainsi que pour les mesures de confort et de facilitation pour les passagers.

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