La Syrie intègre la coalition internationale contre Daech
Le président américain Donald Trump (à gauche) serre la main du président syrien Ahmed al-Chareh à la Maison Blanche à Washington D.C. ©Agence Sana
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Le président américain Donald Trump a reçu lundi à la Maison Blanche le dirigeant syrien Ahmad al-Chareh, marquant la première visite officielle d’un chef d’État syrien aux États-Unis. Cette rencontre intervient alors que la Syrie rejoint la coalition internationale contre le groupe Daech.
« Je l’aime bien », a déclaré Donald Trump après l’entretien, ajoutant : « Nous ferons tout ce que nous pouvons pour que la Syrie réussisse ».
Un tournant diplomatique pour Damas
La rencontre, tenue à huis clos, a permis d’officialiser l’adhésion de la Syrie à la coalition internationale anti-terrorisme dirigée par les États-Unis. « La Syrie deviendra ainsi le 90ᵉ membre de la coalition contre Daech », a confirmé un responsable américain, précisant que Damas coopérera désormais avec Washington pour éliminer les derniers bastions de l’organisation et stopper l’afflux de combattants étrangers.
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Dans une interview accordée à Fox News peu avant son arrivée, Ahmad al-Chareh avait indiqué que la question restait « en discussion ». Malgré son caractère historique, la visite du dirigeant syrien est restée très discrète. Il est entré à la Maison Blanche par une porte latérale, sans le protocole habituel réservé aux chefs d’État étrangers. Aucun journaliste n’a été autorisé dans le Bureau ovale pendant la rencontre. Après deux heures d’entretien, le président syrien a brièvement salué des partisans à la sortie du bâtiment.
Suspension partielle des sanctions américaines
Le département d’État a annoncé une suspension temporaire de la loi César, qui imposait depuis 2019 des sanctions économiques sévères au régime syrien de Bachar al-Assad. Cette pause de 180 jours pourrait être prolongée en attendant une décision du Congrès.
Les États-Unis ont également autorisé la réouverture de l’ambassade de Syrie à Washington. Une source diplomatique a précisé qu’une base américaine serait bientôt installée près de Damas afin de « coordonner l’aide humanitaire et observer les développements entre la Syrie et Israël ».
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Vendredi, Washington avait déjà retiré Ahmad al-Chareh de sa liste noire des terroristes, après que le Conseil de sécurité de l’ONU a levé ses propres sanctions à son encontre. Jusqu’à la fin 2024, le FBI offrait encore une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation, en tant qu’ancien chef du groupe terroriste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ex‑branche d’Al-Qaïda en Syrie.
Un repositionnement stratégique au Moyen-Orient
Depuis sa prise de pouvoir après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, Ahmad al-Chareh s’efforce de rompre avec son passé radical. Il a multiplié les gestes d’ouverture envers les pays occidentaux et les États de la région, y compris Israël, avec lequel la Syrie reste officiellement en guerre. Le dirigeant syrien souhaite également « redéfinir » la relation de son pays avec la Russie de Vladimir Poutine, qu’il a rencontré à Moscou le mois dernier.
Selon l’analyste Nick Heras, « Trump amène Al-Chareh à la Maison Blanche pour montrer qu’il n’est plus un terroriste, mais un dirigeant pragmatique et flexible, appelé à faire de la Syrie un pilier régional sous l’influence américaine et saoudienne ».
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a abondé dans le même sens : « Avoir une Syrie stable et prospère est très important pour tous les pays de la région ». En mai dernier, le président américain avait déjà encouragé Ahmad al-Chareh à rejoindre les accords d’Abraham, qui ont conduit plusieurs États arabes à reconnaître Israël. Sur Fox News, le président syrien a toutefois précisé qu’il n’envisageait pour l’instant aucune négociation directe avec l’État hébreu.
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