Code de la famille : les points soulevés par le PAM
Fatima-Zahra Mansouri et Mohamed Mehdi Bensaid
lors de la réunion du PAM tenue, le 25 décembre 2024. DR : PAM.
A
A
A
A
D’entrée de jeu le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, a exposé les points principaux de cette réforme, fruit du travail d’une commission nationale dédiée. Les membres du Bureau politique ont aussi félicité la session de travail, dirigée par le roi Mohammed VI, qui a reçu les résultats du rapport de ladite commission. Cette session représente un tournant dans l’histoire des droits humains au Maroc, montrant un désir de modernisation en accord avec les valeurs sociales et constitutionnelles actuelles.
L’année 2024 a été décrite comme un «moment historique» pour les droits de l’Homme au Maroc. Le pays a réalisé plusieurs avancées, notamment sa présidence au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, le vote en faveur de la suspension de la peine de mort et l’adoption d’une loi sur le droit de grève. Ces avancées vont de pair avec les efforts pour réformer le Code de la famille, qui demeure une priorité essentielle.
Lire aussi : Révision du Code de la famille : vers plus d’égalité et de protection
Ce projet sociétal, porté par le roi Mohammed VI, adopte une méthode participative. Le PAM a soutenu les recommandations issues des travaux de la commission. La décision royale de confier certaines questions religieuses au Conseil supérieur des oulémas met en exergue l’importance d’une approche respectueuse des valeurs religieuses et sociales du Maroc.
Les défis de la réforme
Le but principal de cette réforme est d’adapter le Code de la famille aux évolutions du Maroc moderne, tout en répondant aux attentes des familles marocaines. Certaines failles dans l’application du Code de 2004 ont été identifiées. Les modifications prévues cherchent à corriger ces problèmes, à renforcer l’égalité entre les sexes et à aligner les lois marocaines sur la Constitution de 2011 et sur les différents accords internationaux ratifiés.
Parmi les recommandations principales se trouve l’amélioration de l’accès à la justice familiale. Le PAM a souligné l’importance d’un système logistique efficace, comme les guichets uniques dans les tribunaux familiaux, et le renforcement des compétences des juges et des professionnels comme priorités. Ces mesures visent à rendre le système judiciaire plus accessible et efficace pour tous.
Lire aussi : Le Code de la famille pourra-t-il équilibrer entre foi et changement sociétal ?
Le PAM a aussi mis en avant l’importance de la méthode employée par la commission. Cette dernière a inclus divers acteurs : institutions gouvernementales, société civile, partis politiques et experts. Ce processus de consultation a permis de recueillir de nombreux points de vue, assurant que les réformes proposées soient intégrées et répondent aux réels besoins des citoyens.
Une façon d’ancrer les réformes dans un cadre collectif, loin des divisions partisanes ou des intérêts individuels. Le PAM a invité les acteurs politiques et civiques à maintenir cette collaboration pour réussir le projet.
Une mise en œuvre rapide requise
Dans sa déclaration finale, le Bureau politique du PAM a demandé au gouvernement d’accélérer l’application des recommandations de cette réforme. Le parti souhaite que les propositions soient vite transformées en projet de loi, présenté au Parlement pour approbation.
Le PAM a réaffirmé son engagement total à participer à ce processus. Toutes les sections du parti seront mobilisées pour informer les citoyens sur cette réforme.
Avec cette réforme, le Maroc avance vers une modernisation de ses lois. Le PAM a dit que même si ces changements sont significatifs, ils ne sont qu’une étape dans un long processus. La société marocaine, qui évolue constamment, demandera d’autres mises à jour à l’avenir.
Politique - À Genève, le délégué interministériel aux droits de l’Homme Mohammed El Habib Belkouch a souligné la portée politique des mécanismes nationaux de mise en œuvre et de suivi des droits humains (NMIRF).
El Mehdi El Azhary - 24 février 2026Politique - Un projet de loi vise à modifier la loi n°7.81 encadrant l’expropriation pour utilité publique et l’occupation temporaire.
El Mehdi El Azhary - 24 février 2026Politique - Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye envisagerait de solliciter une grâce royale auprès du roi Mohammed VI pour 18 supporters condamnés au Maroc.
El Mehdi El Azhary - 24 février 2026Politique-La Bolivie a annoncé la suspension de sa reconnaissance de l’entité dite RASD, marquant un tournant dans ses relations avec le Maroc.
Rédaction LeBrief - 24 février 2026Politique - Le Maroc a réaffirmé, lors de la 61ème session du Conseil des droits de l’Homme à Genève, son engagement en faveur des droits humains et du multilatéralisme.
El Mehdi El Azhary - 23 février 2026Politique - Les relations entre le Maroc et l’Espagne connaissent un niveau inédit, avec un commerce bilatéral record, une coopération sécuritaire renforcée et une dimension culturelle et sportive qui consolide un partenariat stratégique entre les deux pays.
Ilyasse Rhamir - 23 février 2026Dossier - Le Maroc peut maintenant demander plus : sortir le dossier du Sahara de la quatrième commission de l'ONU, inscrire le Polisario comme organisation terroriste…
Sabrina El Faiz - 25 janvier 2025Politique - Le roi Mohammed VI donne le coup d’envoi d’une nouvelle usine Safran à Nouaceur, au Palais royal de Casablanca.
Ilyasse Rhamir - 13 février 2026Politique - Après les inondations meurtrières, le PJD demande une officialisation de la catastrophe pour soutenir les victimes et les sinistrés.
Mouna Aghlal - 17 décembre 2025Politique - L’ONU tire la sonnette d’alarme : le Sahara reste en tension, Guterres appelle les parties à un changement de cap pour éviter l’escalade.
Hajar Toufik - 25 août 2025Le roi Mohammed VI a adressé, mardi, un discours au peuple marocain à l’occasion du 26e anniversaire de son accession au Trône. Voici le texte…
Rédaction LeBrief - 29 juillet 2025Dossier - À l’instar d’un pur-sang arabe, le Parlement avance toujours, rectifiant ses virages au besoin. Immersion dans un univers parallèle.
Sabrina El Faiz - 28 décembre 2024